Hamster russe surpoids definition

Statut de conservation UICN. Le Hamster russe Phodopus sungorus est une espèce de petits mammifères qui fait partie des rongeurs de la famille des Cricetidae. C'est un hamster nain originaire des steppes d' Asie centraleà dos rayé et à couleur variable en hiver. En Europeil est souvent adopté comme animal de compagnie. Le Hamster russe est aussi appelé Hamster de Dzoungarie [ 1 ]Hamster nain de Djoungarie [ 2 ] et Winter white en anglais.

Seule une observation attentive permet de distinguer le hamster russe des deux autres espèces de hamsters du genre Phodopus. Caractéristiques [ 3 ] :. Comme les autres hamsters nains, le hamster russe a quatre doigts aux pattes avant et cinq aux pattes arrière. Les pattes et doigts sont couverts de fourrure. Malgré ses grands yeux, il ne voit pas bien, en particulier de jour. En revanche, le placement de ses yeux et leur taille lui permettent de voir dans quasiment toutes les directions [ 5 ].

Les abajoues sont des protrusions de la muqueuse buccale qui s'étendent presque jusqu'aux pattes arrière et permettent au hamster d'emmagasiner sa nourriture dans son terrier. Ainsi le hamster russe et le hamster de Campbell ne peuvent pas se côtoyer dans la nature [ 6 ]. Il est le moins actif en février et mars.

Dans son milieu naturel, le hamster russe court moins longtemps et moins loin que le hamster de Campbell [ 7 ]. Dans son milieu naturel, le hamster russe creuse des galeries dans lesquelles il installe son nid et stocke des réserves de nourriture. Le hamster russe a été domestiqué en France dès les années Depuis lors, beaucoup de produits commerciaux ont été conçus spécifiquement pour eux. En Europeil est le plus connu et le plus répandu [réf. Ce sont des animaux très actifs, qui courent et creusent beaucoup.

En captivité, étant donné la très courte période de gestation, il serait possible à un couple, livre minceur durable ensemble en permanence, d'avoir une dizaine de portées en un an. De plus, il est déconseillé de faire reproduire ce hamster avant l'âge de 4 mois, sinon cela risque de perturber sa croissance. Cette espèce est très proche du Hamster de Campbellmais il ne faut en aucun cas tenter de les flan regime dukan phase dattaque se reproduire ensemble.

Les petits hamsters hybridescroisement de Campbell et russes, sont souvent mal formés ou bien ont des problèmes génétiques. De plus, les mises-bas portent fréquemment préjudice à la mère, car le gabarit de ces espèces n'est pas exactement semblables. Celle-ci et ses bébés mourront souvent prématurément [réf. Les hamsters russes ont une moins grande variété de couleurs que les hamsters syriens et Campbell, qui comptent une grande variété de couleurs et de marquages.

En cours d'année, le hamster subit des transformations de couleur, notamment chez l'Agouti, le Mandarine et le bleu Saphir c'est ce que l'on appelle la mue. Durant cette période, le hamster va s'éclaircir automne ou au contraire foncer hiver. Cette période provoque chez le hamster une fatigue et un amaigrissement léger.

De plus, il existe les yeux noirs et les yeux rouges qui vont aussi influer sur la couleur définitive du hamster. Les relations entre troubles émotionnels et obésité sont néanmoins symétriques. Par conséquent, l'interprétation des statistiques portant sur les liens entre troubles émotionnels et obésité n'est pas aisée dans la mesure où les corrélations peuvent jouer dans les deux sens. Néanmoins, elles témoignent de la détresse psychologique de beaucoup d'obèses. Ainsi, un obèse sur quatre souffre d'un trouble mental dépression, trouble bipolaire, schizophrénie.

La prise alimentaire et l'activité physique sont deux comportements fondamentaux dans l'équilibre ou le déséquilibre de notre balance énergétique. Notre comportement alimentaire est déterminé par la mise à disposition de nourriture et notre envie de manger. Par conséquent, le nombre de calories ingéré par jour peut varier de zéro à plusieurs milliers. De même, les variations interindividuelles en matière d'activité physique sont très importantes.

Pour autant, nos comportements sont loin d'être tous des actes décidés par le libre arbitre dans la mesure où ils sont la résultante de contraintes temporelles, financièresde notre éducation, de notre culture, du poids des habitudes et sont largement influencés par des facteurs psychoaffectifs humeur, émotions, anxiété, stresspar notre environnement immédiat notre niche écologique et plus globalement par la société dans laquelle nous vivons voir infra.

Comme il a été indiqué en introduction de ce chapitre, les causes de l'obésité sont multiples et varient en fonction des individus. Par conséquent, il n'est pas possible d'attribuer le développement de l'obésité à un comportement particulier.

Néanmoins, les recherches scientifiques montrent que certains comportements, associés souvent à une prédisposition génétique, peuvent favoriser le développement de l'obésité. Plusieurs facteurs expliquent que la sédentarité puisse encourager le développement de l'obésité. D'abord, la sédentarité réduit automatiquement notre dépense énergétique. Le nombre de calories ingérées doit donc être adapté en conséquence pour éviter la prise de poids. En outre, la sédentarité a des conséquences délétères pour notre métabolisme.

En effet, l'un des effets métaboliques majeurs de l'activité physique pratiquée sur une base régulière est l'augmentation de l'oxydation des lipides. A contrario, la sédentarité réduit notre capacité à utiliser les substrats lipidiques vis-à-vis des glucides et conduit à un stockage plus important des graisses. Non seulement la sédentarité favorise le développement de l'obésité, mais certaines activités sédentaires paraissent plus responsables que d'autres.

Ainsi, plusieurs études ont montré une corrélation linéaire entre le temps passé par des enfants devant la télévision et le risque de développer de l'obésité. Un tel lien n'a pas été retrouvé avec la lecture.

Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer ce lien. Plusieurs études essentiellement américaines suggèrent que la consommation de boissons sucrées constitue un facteur de risque en matière de développement de l'obésité.

Or, plusieurs études ont montré que notre organisme était beaucoup moins capable de quantifier les calories ingérées sous forme liquide que celles sous forme solide. Des études longitudinales sur les adolescents ont révélé que la quantité de boissons sucrées ingérées par ces derniers permettait de prédire à la fois leur indice de masse corporelle au moment de leur entrée dans l'étude, mais également son évolution au cours de l'étude. Le grignotage n'est pas un repas et doit être distingué des collations que certains individus en particulier les enfants prennent en dehors des trois repas traditionnels, comme le goûter vers 16h, par exemple.

En effet, le grignotage n'est pas un acte mixa shorty intensif minceur par la faim associée physiologiquement à une légère hypoglycémiemais plutôt un acte social ou déclenché par une émotion comme le stress ou l'ennui. D'abord, il n'est pas pris en compte par l'organisme dans la régulation homéostatique et contribue ainsi à déséquilibrer la balance énergétique puisqu'il est rarement compensé par une consommation moindre au repas suivant.

En outre, les lipides ingérés lors d'un grignotage sont plus facilement stockés que s'ils avaient été absorbés au cours d'un repas. En effet, l'insulinémie est plus haute dans une situation dans laquelle l'individu n'a pas faim que lorsqu'il a faim.

La prise alimentaire va provoquer une sécrétion d'insuline, mais celle-ci sera d'autant plus élevée que l'insulinémie était haute avant l'action de grignotage. Concrètement, la même quantité de glucides de la même tartine sera plus vite utilisée et les lipides plus vite mis en réserve et en plus grande quantité lorsque cette tartine est grignotée que lorsqu'elle est consommée au petit déjeuner, après une période de jeûne.

En outre, les aliments consommés lors d'un grignotage sont essentiellement des éléments palatables, donc à forte densité énergétique. Les troubles du comportement alimentaire sont caractérisés par des perturbations physiologiques ou psychologiques de l'appétit ou de la consommation alimentaire.

Les plus connus sont la boulimie et l'anorexie mentale. Elle consiste à manger en quantité déraisonnable et hors de contrôle de façon assez fréquente.

Les prises alimentaires sont particulièrement rapides et ont lieu sans sensation de faim. Contrairement à la boulimie, dont la définition est précise et où l'individu se fait vomir pour "évacuer" la prise alimentaire, il n'y a pas de phénomènes de compensation, ce qui contribue à la prise de poids. La restriction cognitive peut être à l'origine du développement de troubles du comportement alimentaire.

Elle est généralement associée à une stratégie de perte de poids. Dans cet objectif, les individus s'imposent souvent des limites rigides pour réguler leurs prises alimentaires, déterminées par des règles et des croyances concernant les aliments et quantités permis.

L'application de ces règles alimentaires conduit à un comportement alimentaire en décalage avec les systèmes physiologiques de régulation de la prise alimentaire. La faim, les appétits spécifiques et le rassasiement ne sont plus pris en compte et ne guident plus les prises alimentaires.

L'individu lutte contre ses envies de manger et doit leur opposer différentes stratégies afin de ne pas y céder. La restriction cognitive développe donc des frustrations et des obsessions alimentaires.

Quand, pour une raison variable telle que l'exposition à des aliments interdits ou encore des variations psychologiquesla limite est transgressée, l'individu perd le contrôle de son comportement alimentaire, ce qui entraîne des accès hyperphagiques, des compulsions ou des crises boulimiques. S'instaure alors un cercle vicieux dans lequel les phases de grandes restrictions vont succéder à des phases de désinhibition.

La lutte permanente du sujet contre ses envies de manger provoque une frustration gonflant comme une micro botox hamburg qui viendra ensuite éclater dans une compulsion d'autant plus bruyante que la frustration aura été longue et péniblement vécue. Le rattrapage calorique n'est pas proportionnel au déficit dû à la restriction préalable.

À l'opposé, la culpabilité conduit le mangeur restreint à tenter de surcompenser ses écarts alimentaires par une privation exagérée, sans rapport avec la régulation physiologique exigée par l'organisme, mais davantage proportionnelle à l'intensité de la culpabilité ressentie. Le trouble du réconfort dénature profondément la relation affective du mangeur avec sa nourriture. On considère habituellement que les individus obèses mangent en excès parce qu'ils viennent puiser dans les aliments une forme de réconfort.

Il se pourrait, au contraire, que l'anomalie ne réside pas dans le fait de chercher à se réconforter en mangeant, mais dans l'incapacité à y parvenir. Des travaux ont pu démontrer chez l'animal, aussi bien que chez l'humain, que les prises alimentaires constituaient une réponse ordinaire au stress. La restriction cognitive empêche que la prise alimentaire soit réconfortante dans la mesure où le mangeur ne peut penser du bien d'aliments qu'il juge néfaste au contrôle de son poids, voire à son état de santé.

Il est donc conduit à poursuivre vainement sa consommation à la recherche d'un réconfort qu'il pressent sans jamais pouvoir l'obtenir.

Mon hamster russe est-il obèse ?

Les régimes amaigrissants, notamment ceux qui laissent espérer une perte de poids importante et rapide, ont une responsabilité non négligeable dans le développement de la restriction cognitive. Cette théorie permet également de mieux comprendre l'échec à long terme des régimes amaigrissants. Une enquête réalisée en France en sur ce sujet a montré qu'un tiers des gens dorment 6h ou moins par nuit.

Or, plusieurs études ont montré qu'une restriction répétée du sommeil avait des conséquences métaboliques. En outre, on observe une réduction du taux de leptine anorexigène et une augmentation de celui de la ghréline orexigène. Depuisplus de 60 études épidémiologiques ont montré une relation entre le manque de sommeil et l'obésité et ou le diabète.

Au niveau de la population, on peut imaginer que la diminution générale des temps de sommeil puisse entraîner une augmentation de la prévalence de l'obésité. Même si cette hypothèse reste encore à être démontrée, certaines études suggèrent que les personnes en surpoids pourraient être particulièrement sensibles à un risque d'altération métabolique en cas de restriction du sommeil. Les comportements individuels sont fortement influencés par des déterminants socioculturels et économiques.

Certes, le développement économique associé à l'industrialisation du système alimentaire et la mondialisation des marchés tendent à uniformiser les comportements alimentaires. Ce hybrides tome 1 est bien connu pour les pays en voie de développement qui, au fur et à mesure qu'ils s'intègrent dans l'économie mondiale, abandonnent leur alimentation traditionnelle au profit d'un régime alimentaire plus occidental.

Néanmoins, cette convergence de l'alimentation n'empêche pas le maintien de spécificités nationales. En Europe par exemple, le clivage entre les pays du Sud et les pays du Nord reste fort en ce qui concerne la part de la viande et des fruits et légumes dans l'alimentation. De même, le poids des normes sociales réglant le comportement alimentaire varie selon les pays. En France, l'alimentation reste relativement plus réglée socialement que dans certains pays comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis.

Le modèle traditionnel français se caractérise forum regime cohen 600 calories quickly un rythme alimentaire quotidien basé sur trois repas principaux, auxquels peut s'ajouter un goûter, notamment chez les enfants.

Ce rythme traditionnel persiste tel qu'illustré dans l'étude INCA 2, principalement aux âges extrêmes. Ainsi, à l'effet âge lié au mode de vie particulier des jeunes adultes, semble s'ajouter un effet génération qui conduit à une déstructuration plus marquée du rythme alimentaire entre 15 et 35 ans. Ainsi, la prise alimentaire est structurée autour de trois repas pris à heure fixe complétée, essentiellement pour les enfants, par un goûter vers 16h.

Le sociologue Claude Fischler a souligné le rôle protecteur d'un modèle alimentaire contrôlé socialement par rapport à un modèle reposant sur l'individualisation de l'alimentation.

Alors que cette dernière est favorisée à la fois par la publicité mais également par le discours médical, elle apparaît assez illusoire et peut favoriser le développement de troubles du comportement alimentaire. Les recherches en psychologie sociale montrent que dans les sociétés occidentales, les individus sont soumis à un conflit psychologique qui oppose leur recherche de plaisir à travers des aliments gras et sucrés à leur aspiration de santé et de minceur.

En l'absence de normes sociales qui puissent orienter leurs décisions et compte tenu de la multiplicité des informations souvent contradictoires à leur disposition, ces individus vont s'imposer des règles alimentaires qu'ils ne pourront pas respecter.

Chaque transgression s'accompagne alors d'un sentiment de frustration tout en créant des obsessions alimentaires. Même si le schéma présenté constitue un cas extrême, il souligne les risques liés à l'individualisation de l'alimentation.

De nombreuses études montrent la permanence des différences de structure de la consommation opposant les cadres aux ouvriers et ce malgré l'uniformisation des modes de vie.

Selon l'étude de l'INSEE publiée en sur cinquante années de consommation en France, les postes traditionnellement sous-représentés chez les ménages les plus pauvres sont les poissons et produits de la mer, les boissons alcoolisées, les fruits frais et transformés. Chez ces ménages modestes, les produits surreprésentés sont les produits céréaliers, les corps gras et les viandes.

L'étude réalisée en par Faustine Régnier sur l'intégration des normes d'alimentation et l'appartenance sociale montre également d'importantes disparités des goûts et des représentations collectives de l'alimentation selon les classes sociales.

Appétences et impératifs diététiques sont concordants : les individus ont du goût pour ce qu'ils considèrent être bon pour la santé. Les principes diététiques modèlent les pratiques alimentaires quotidiennes, contraintes par un système de prescriptions et d'interdits au nom d'impératifs de minceur et de santé.

À l'inverse, en milieu modeste, les individus déclarent avoir le goût des choses bonnes parce qu'elles sont bonnes au goût, et non parce qu'elles sont bonnes pour la santé, ni même favorables à la minceur.

Le lien entre alimentation et santé n'est jamais immédiatement établi, sauf quand il s'agit des enfants ou dans les cas d'une maladie avérée.

L'enquête santé et soins médicaux de l'INSEE est réalisée tous les dix ans environ et porte sur des sujets aussi divers que la consommation de soins, les maladies des enquêtés et leur état de santé perçu.

Dans la mesure où le poids et la taille des personnes est renseigné sur une base déclarativeelle permet de connaître l'évolution de la prévalence du surpoids et de l'obésité.

Il apparaît donc que l'augmentation de la prévalence du surpoids et de l'obésité a commencé vers le début des années Néanmoins, l'examen de cette évolution par catégorie sociale professionnelle montre que si tous les milieux sont touchés, ils le sont dans des proportions variables et que les disparités entre catégories se sont accrues au fil des années. Le revenu est un facteur important. Le niveau de diplôme joue un rôle encore plus important.

La part de l'alimentation dans le budget total des ménages a fortement chuté depuis près d'un siècle. Néanmoins, pour les personnes à faible revenu, l'alimentation continue d'être un poste important et la contrainte budgétaire est le principal facteur structurant des choix alimentaires.

Ces derniers sont obligés d'adapter leur budget à l'impératif de satiété pour le moindre coût. Ils vont donc opter pour des produits gras, qui ont un haut rendement calorique par unité financière, et délaisser les fruits et légumes dont la densité énergétique est faible et les prix élevés. Une chercheuse de l'INSERM, Nicole Darmon, a calculé qu'un individu devait disposer d'au moins 3,5 euros par jour pour pouvoir bénéficier d'une alimentation équilibrée.

Les contraintes de budget orientent les choix alimentaires vers une alimentation de faible densité nutritionnelle et de forte densité énergétique.

Il convient de rappeler que botox knokke France compte huit millions de pauvres selon les statistiques de l'INSEE publiées en sur la base de chiffres de Comme il a été rappelé précédemment, nos gènes n'ont pas été modifiés en 40 ans. En revanche, l'obésité apparaît étroitement associée à un mode de vie occidental qui réduit fortement la dépense énergétique et encourage la prise alimentaire. Sans prétendre dresser la liste exhaustive de tous les facteurs environnementaux qui contribuent à déséquilibrer notre balance énergétique, votre rapporteur présentera les facteurs bien connus tels que la modification de notre système alimentaire ou encore la sédentarisation, ainsi que des déterminants moins pousse cheveux metisse japon comme le stress, les polluants ou les médicaments.

Le passage d'une économie de subsistance à une économie de production intensive a eu un impact considérable en matière d'amélioration de l'état de santé et d'allongement de l'espérance de vie des populations. Néanmoins, elle n'en constitue pas moins un véritable choc physiologique pour une espèce conçue pour lutter contre la pénurie alimentaire. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la modernisation des capacités de production a permis une forte augmentation des volumes de production.

La croissance de la demande étant beaucoup moins soutenue, les prix réels de la production agricole n'ont cessé de baisser. Prix de revient du kilo de blé en heure de travail en France. Les produits les moins chers sont les graisses et les sucres, riches énergétiquement mais pauvres en nutriments tels que les vitamines ou les minéraux. Plusieurs stratégies sont utilisées en marketing pour pousser les individus à une plus grande consommation. D'abord, les marques de l'industrie agroalimentaire investissent des sommes considérables dans la publicité afin de mieux faire connaître leurs produits et d'inciter à leur consommation.

Les sommes investies par les pouvoirs publics pour promouvoir une alimentation saine sont sans commune mesure avec celles dépensées par le secteur de l'agroalimentaire. L'incitation à la consommation passe également par l'augmentation de la taille des portions. Les fastfoods ont également développé une politique des maxiformats qui consiste, pour un supplément de prix très modéré, à offrir au consommateur un menu avec des quantités plus grandes.

La durabilité des produits biscuits, yaourts, etc. Or, il convient de rappeler que nous sommes mal armés pour évaluer l'augmentation des tailles des portions. Comme l'a démontré Pierre Chandon dans un article publié enles calories sont faiblement surestimées pour les petites portions mais fortement sous-estimées pour les grandes portions car les calories perçues sont insuffisamment sensibles à l'augmentation des quantités, et cela indépendamment de l'IMC de l'individu.

Ce chercheur a également constaté que l'estimation du volume de l'aliment et de sa ration énergétique peut être biaisée par le format sous lequel il est présenté. A volume égal, les quantités semblent plus ou moins importantes selon la forme du contenant. En effet, elles semblent plus importantes dans des contenants allongés une bouteille par exemple que dans de grands contenants aux proportions équilibrées. Ces sous-estimations favorisent naturellement le choix des grandes tailles de portions.

D'autre part, la présence de ces aliments dans un repas par exemple une salade accompagnant un hamburger fait baisser la perception des calories perçues du repas tout entier.

Cette mise à disposition permanente de nourriture a réussi à estomper les normes sociales fondées sur des prises alimentaires structurées temporellement au profit d'une consommation ininterrompue et souvent sans faim échappant aux apprentissages et aux conditionnements.

Entre et aujourd'hui, les Français ont en moyenne doublé leur ration alimentaire. En outre, la France, comme l'ensemble de ses voisins européens ainsi que les autres pays développés a connu au XX e siècle une transition nutritionnelle vers un régime beaucoup plus riche en lipides et beaucoup plus pauvre en glucides complexes que lors des siècles passés.

Dans la même période, la consommation de viande et de produits qui en sont dérivés a doublé. La consommation de lipides a évolué non seulement en quantité, mais également en quantité. Les acides gras de la série n-6 appelés communément omégas 6 sont des puissants moteurs de l'adipogenèse in vivo.

Au contraire, les acides gras de la série n-3 diminuent la prolifération des pré-adipocytes et l'adiposité dans les modèles de rongeurs. Sur une population génétiquement stable de souris, l'exposition à une alimentation rappelant celle des pays développés ou en voie de développement suffit à faire émerger une obésité transgénérationnelle, en accord avec l'augmentation de l'obésité observée chez l'homme, sans modification du patrimoine génétique, au cours des dernières décennies.

Gérard Ailhaud s'est intéressé à l'évolution qualitative des lipides et a suggéré un lien entre l'augmentation de notre consommation en omégas 6 et le développement de l'obésité. Il a ainsi constaté, dans une étude publiée enqu'en France, si la consommation d'acides gras a été multipliée par 1,4 entre etcelle en omégas 6 a été multipliée par 2,5 en raison d'une consommation plus importante d'huile végétale en particulier d'huile au tournesol et d'une modification de l'alimentation animale moindre consommation d'herbe au profit d'un régime à base de tourteau de maïs supplémenté en soja.

Les acides gras trans sont des acides gras insaturés et ont deux principales origines :. Ils sont créés dans l'estomac des ruminants vaches, moutons par des bactéries qui résident dans le rumen de ces animaux. Ces composés passent ensuite dans les graisses corporelles diminuer volume cheveux epais naturellement animaux et dans leur lait.

Ils sont synthétisés via des procédés industriels comme l'hydrogénation des huiles végétales. Il est ainsi possible de faire passer des graisses de l'état liquide à l'état solide, ce qui facilite leur utilisation et leur stockage et les rend moins sensibles à l'oxydation.

Les acides gras trans d'origine technologique sont donc utilisés dans l'industrie agroalimentaire en raison de leurs propriétés physico-chimiques. Ils rendent les aliments plus fermes et plus stables, donc moins propices au rancissement. On les trouve dans de nombreux produits alimentaires transformés comme les viennoiseries, les pizzas, les quiches Les produits de panification industrielle, viennoiseries et biscuits sont ainsi placés en seconde position parmi les aliments contributeurs.

Parmi les autres produits contribuant aux apports en acides gras trans, on peut citer les margarines de consommation courante, les barres chocolatées et certains plats cuisinés. Néanmoins, à partir des années 90, les acides gras trans ont commencé à faire l'objet d'importantes critiques de la part des scientifiques.

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Enil a été montré que les acides gras trans augmentaient le taux de LDL le mauvais cholestérol et baissaient le taux de HDL bon cholestérol. EnSteen Stender a publié un article montrant le lien entre l'absorption de 5 grammes d'acide gras trans par jour et l'augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.

D'autres pays européens comme la Suisse et l'Autriche ont adopté la législation danoise. Néanmoins, la Commission européenne a refusé d'introduire une législation contraignante au niveau de l'Union Européenne. En conséquence, la présence d'acides gras trans varie en fonction des pays Si les acides gras trans ont quasiment disparu des produits destinés aux pays membres les plus anciens de l'Union Européenne, leur taux reste élevé pour les mêmes aliments vendus en Pologne, en Hongrie ou encore en République tchèque!

Non seulement le gras et le sucre sont les produits alimentaires dont le prix relatif a le plus baissé au cours des dernières décennies, mais ce sont également des aliments très palatables et donc spontanément appréciés par les consommateurs. L'industrie agroalimentaire a donc développé une multitude de produits peu chers et agréables au palais.

Or, il convient de rappeler que la densité énergétique n'est pas un déterminant de notre prise alimentaire. Celle-ci se base plutôt sur la masse ou le volume des ingrédients ingérés et leur palatabilité. En outre, les aliments palatables sont moins rassasiants que les aliments à faible densité énergétique. Une consommation régulière de produits à forte densité énergétique risque donc d'aboutir à une surconsommation d'énergie et à un gain de poids.

Ce sujet a déjà été abordé en partie précédemment dans nos propos sur la consommation de boissons sucrées. Or, sa consommation a explosé depuis quarante ans. Néanmoins, depuisla consommation des jus de fruit, qui contiennent du fructose, est en augmentation. Face au développement du travail féminin et à l'accroissement des temps de transports pour se rendre à son travail, à l'augmentation du temps consacré aux loisirs, l'industrie agroalimentaire a facilité la vie des consommateurs en multipliant le nombre des produits transformés, voire prêts à l'emploi, qui permettent de réduire considérablement le temps consacré à la préparation des repas.

Néanmoins, ces produits accroissent la dépendance des consommateurs envers l'industrie agroalimentaire pour bénéficier d'une alimentation nutritionnelle de qualité.

Jusqu'à présent, l'étiquetage nutritionnel sur les produits reste facultatif et même lorsqu'il sera obligatoire, de nombreuses études ont montré que peu d'individus lisaient les étiquettes et surtout pas les personnes à risque et qu'encore moins de personnes en comprenaient le contenu. Or, nombre de produits courants contiennent du gras ou du sucre à notre insu. Ainsi, le choix entre une baguette de pain, du pain de mie et des biscottes pour le petit-déjeuner n'est pas anodin comme le montre le tableau suivant.

De même, pour un même aliment, la manière de le cuisiner va profondément modifier son profil nutritionnel comme le montre le tableau suivant. Les paragraphes précédents ont illustré la manière dont notre environnement nous pousse à une plus grande consommation.

Si cette dernière était associée à une dépense énergétique plus importante, notre balance énergétique resterait équilibrée. Malheureusement, l'évolution de notre mode de vie nous conduit au contraire à une sédentarisation toujours plus grande dans notre vie quotidienne.

Différentes études prospectives ont montré que le temps passé à des occupations sédentaires, indépendamment du niveau habituel d'activité physique, est associé au gain de poids avec le temps. Malgré l'augmentation des temps de loisir, la tendance est à la diminution de l'activité physique compte tenu du poids toxine botulique prix cfr paiement des occupations inactives comme la télévision, Internet ou les jeux vidéo.

Or, plusieurs études ont démontré une relation étroite entre le nombre d'heures passées devant la télévision et la prévalence de l'obésité.

En réalité, la sédentarité caractérise désormais notre vie quotidienne. Le développement technologique a un impact majeur sur la réduction de notre dépense énergétique en encourageant notre sédentarisation. Par ailleurs, à travers le développement du chauffage et de l'air conditionné, regime hyperprotéiné calories développement technique limite également les dépenses énergétiques liées à la thermogénèse.

Enle National Institute of Health a même lancé un appel à projets sur les causes non traditionnelles de l'obésité. Le stress agirait à travers deux mécanismes. D'abord, il crée une émotion négative que l'individu essaie généralement de compenser par un aliment qui réconforte, donc palatable et à forte densité énergétique.

Ensuite, physiologiquement, un stress chronique active le système hypothalamo-hypophysaire qui a son tour augmente de façon chronique la sécrétion de cortisol par la surrénale. Or, une sécrétion chroniquement augmentée de cortisol favorise l'accumulation de graisse au niveau viscéral. La consommation de certains médicaments peut se traduire par une prise de poids, qui peut s'avérer quelquefois considérable. Il en est de même pour les antidépresseurs, les neuroleptiques et les antipsychotiques.

De même, certains protocoles de chimiothérapie ou hormonothérapie utilisés dans le cancer du sein sont responsables de la prise de poids chez la grande majorité des patientes. Paradoxalement, certains médicaments pour lutter contre le diabète ou l'hypertension contribuent également à une augmentation du poids, alors même qu'un IMC élevé est un facteur de risque pour ces maladies.

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, notre environnement chimique a été profondément modifié. L'espèce humaine est exposée à un nombre croissant de substances chimiques, notamment à travers son environnement immédiat et son alimentation. Or, l'exposition à ces xénobiotiques crée des inquiétudes dans la mesure où ils interfèrent avec notre physiologie et, notamment, avec notre contrôle homéostatique.

Des perturbateurs endocriniens aux obésogènes environnementaux. La rapide évolution de son mode de vie favorise l'exposition de l'homme à un nombre croissant de substances chimiques, notamment à travers son environnement immédiat et son alimentation.

Or, l'exposition à ces xénobiotiques soulève de nombreuses questions de santé publique, car ces molécules peuvent interférer avec les processus physiologiques normaux, et par exemple, agir en perturbateurs endocriniens influant sur la synthèse, la sécrétion, le transport, le métabolisme des hormones ou sur les voies de signalisation qu'elles ciblent.

Ainsi, de nombreuses études épidémiologiques, cliniques et expérimentales ont initialement montré la responsabilité de contaminants environnementaux dans la dérégulation des fonctions de reproduction chez l'animal, dont l'homme. Cependant, les conséquences néfastes fertilité, maturation sexuelle, certains cancers de l'exposition aux perturbateurs endocriniens ne concernent pas uniquement les fonctions de reproduction.

Ces molécules ont encore été incriminées lors de constats d'altérations d'autres fonctions telles que le développement, la croissance, le comportement et plus récemment le métabolisme énergétique. Dès lors, certains scientifiques se sont interrogés sur l'éventuelle contribution de perturbateurs endocriniens à la propagation de l'épidémie mondiale d'obésité. Parmi les molécules suspectes de ces effets obésogènes figurent les organotines, le bisphénol A, les phatalates, certains composés bromés et perfluorés.

L'exposition de l'homme, notamment par les aliments potentiellement vecteurs de ces contaminants, induit un risque émergent à considérer.

En conséquence, il est nécessaire d'étudier les effets à faibles doses, éventuellement des mélanges, à long terme voire sur plusieurs générations des contaminants environnementaux et alimentaires. L'évaluation de leur rôle dans le développement des maladies métaboliques représente un enjeu important dans la compréhension et la prévention de ces pathologies.

Au terme de l'étude des déterminants de l'obésité, on peut se demander si celle-ci est un phénomène pathologique ou une adaptation physiologique aux évolutions de notre mode de vie. La constitution d'un excès de masse grasse serait la réponse physiologique à la sédentarisation massive et à une disponibilité alimentaire quasi-illimitée.

En effet, l'augmentation de la masse grasse accroît l'oxydation des lipides et la dépense énergétique du fait de l'augmentation concomitante de la masse maigre. L'obésité entraîne une inflammation à bas bruit délétère et altère la flore intestinale.

Elle constitue une maladie car elle peut mettre en cause le bien-être somatique, psychologique et social des individus. L'obésité est une maladie chronique évolutive et les mécanismes physiopathologiques en cause varient selon le stade de l'obésité. Dans la phase dynamique, l'augmentation initiale de la masse grasse résulte d'un déséquilibre du bilan énergétique au profit du stockage de la masse grasse.

Néanmoins, durant cette phase, les dépenses énergétiques des obèses tendent à augmenter par l'accroissement de la masse musculaire concomitant à celui de la masse grasse et par une oxydation des lipides.

S'ensuit une phase statique au cours de perte de poids et probleme hormonal le poids se stabilise mais à un niveau supérieur que le niveau initialtraduisant un nouvel équilibre au niveau du bilan d'énergie. Or, il semblerait que cette phase soit associée à une chronicisation de l'obésité qui s'avère alors difficilement réversible.

En effet, le tissu adipeux se modifie, un phénomène de résistance à l'amaigrissement s'instaure et les complexités liées à l'obésité apparaissent. Les acides gras sont stockés dans le tissu adipeux par les adipocytes sous forme de triglycérides. Le tissu adipeux est d'une grande plasticité et reste capable de se développer tout au long de la vie. L'hypertrophie résulte d'une accumulation de triglycérides par les adipocytes lorsque la balance énergétique est déréglée au profit des entrées d'énergie.

Lorsque la balance énergétique devient négative, les adipocytes vont se vider en libérant les triglycérides afin de fournir de l'énergie. Par ailleurs, le nombre des adipocytes peut s'accroître dans de larges proportions. Cette hyperplasie résulte du processus d'adipogenèse qui implique un processus de prolifération des cellules progénitrices présentes dans le tissu adipeux et leur différentiation en adipocytes.

Le nombre de cellules adipeuses peut continuer d'augmenter si le stockage d'énergie est rendu nécessaire par un bilan énergétique positif. En revanche, une fois différenciées, les cellules ne retournent pas au stade de précurseurs.

Elles restent disponibles pour stocker de nouveau des triglycérides. Au niveau du tissu adipeux sous-cutané, il semble que la première phase est celle d'hypertrophie suivie par la phase d'hyperplasie. Il faut préciser qu'au niveau du tissu adipeux viscéral, les adipocytes sont plus petits et les phases d'hypertrophie et d'hyperplasie sont encore mal définies. L'hypertrophie adipocytaire génère des changements d'activités de l'adipocyte qui va produire plus de leptine par exemple mais également plus de facteurs inflammatoires.

L'adipocyte hypertrophique est également moins "actif" d'un point de vue métabolique.

Cependant si cette "baisse" d'activité métabolique est compensée par la mise en place du phénomène d'hyperplasie adipocytaire qui va conduire à l'apparition de petits adipocytes "jeunes et très actifs", le tissu va continuer à assurer ses capacités de stockage.

En revanche, si la phase d'hyperplasie ne peut pas prendre le relais de la phase d'hypertrophie, le tissu adipeux va voir ses capacités de stockage du surplus d'acides gras diminuées et les acides gras vont se déposer dans d'autres tissus foie, muscles, pancréas, coeur etc au sein desquels ils vont avoir des effets délétères. A l'heure actuelle, la science n'est pas en mesure de prédire la capacité d'expansion du tissu adipeux chez les patients.

Si cette information devenait disponible, elle permettrait de détecter les patients qui présentent une capacité d'expansion du tissu adipeux réduite et qui, par conséquent, risquent de développer des pathologies associées à l'obésité. La question de l'hypertrophie et de l'hyperplasie des adipocytes reste un sujet de recherche avec de nombreuses inconnues. Ainsi, P. Le tissu adipeux blanc est composé de plusieurs types cellulaires. Comme le rappellent Christine Poitou et Karine Clément dans un article publié endes travaux réalisés par des équipes américaines et françaises ont montré que les tissu adipeux blanc de sujets obèses est la cible d'une accumulation macrophagique et que cette infiltration est associée à l'index de masse corporelle et à l'hypertrophie adipocytaire.

Ni les mécanismes facilitant l'infiltration macrophagique et l'activation des macrophages dans le tissu adipeux, ni les conséquences locales et systémiques de cette infiltration ne sont entièrement connus. Néanmoins, plusieurs observations ont été réalisées, notamment par l'équipe de Karine Clément. Au niveau tissulaire, le phénomène le plus important est l'apparition d'une fibrose induite par l'inflammation chronique.

Le fort degré de fibrose du tissu adipeux d'obèse pourrait altérer la capacité de communication et la vitalité des adipocytes enchâssés dans la matrice fibrose et, par conséquent, la plasticité du tissu adipeux. En outre, il semblerait que les macrophages exercent un puissant effet inhibiteur sur la différentiation adipocytaire. En effet, le comportement des préadipocyte placés dans un milieu contenant des macrophages activés sécrétant des facteurs proinflammatoires apparaît modifié.

Ils échouent à se différencier normalement, tendent à s'allonger et à acquérir une capacité de migration. Leur signature moléculaire est de type inflammatoire et l'expression des gènes de la fibrose est également augmentée. Ces préadipocytes dysfonctionnels fabriquent des composants de la matrice extracellulaire tels que la fibronectine et le collagène. Ces travaux d'exploration à partir de modèles cellulaires humains suggèrent donc que l'inflammation bas bruit affectant le tissu adipeux perturbe profondément la biologie des adipocytes et des préadipocytes et, par voie de conséquence, réduirait la capacité d'expansion du tissu adipeux.

Une hypothèse avancée est que le tissu adipeux, dans ce cas, ne peut plus jouer son rôle protecteur de stockage des acides gras qui vont se déverser dans le sang et se concentrer dans les organes.

L'obésité devient alors une pathologie d'organes avec l'apparition des complications cardiovasculaires et de l'insulinorésistance, facteur de risque du diabète de type 2. La consultation de l'Organisation Mondiale de la Santé sur l'obésité s'est tenue à Genève du 3 au 5 juin Au cours de cette consultation, l'Organisation Mondiale de la Santé a estimé que l'obésité était une maladie à part entière et qu'elle était également un des principaux facteurs de risque d'autres maladies non transmissibles tels que le diabète de type 2 et la cardiopathie coronarienne.

Pourtant, la reconnaissance de l'obésité en tant que maladie chronique continue à faire débat, non seulement au sein du grand public, mais également parmi les professionnels de la santé. D'énormes progrès ont été réalisés dans la connaissance des mécanismes biologiques liés à l'obésité comme l'illustrent les exemples suivants. La découverte de la leptine en a représenté une avancée importante dans la compréhension des mécanismes centraux de contrôle de la prise alimentaire et des réserves énergétiques.

La découverte de nouvelles hormones et neuro-hormones, l'approfondissement des recherches sur des systèmes de signalisation déjà connus ont permis de préciser plusieurs boucles de rétroaction entre la périphérie et le cerveau. De même, grâce à la découverte des gènes impliqués dans les formes monogéniques d'obésité animale, des progrès considérables ont été réalisés au cours des dernières années dans la connaissance de certains mécanismes impliqués dans la régulation du poids et des dépenses énergétiques.

Pour autant, de nombreuses inconnues persistent et d'immenses progrès restent à accomplir afin de mieux connaître les mécanismes biologiques liés à l'obésité. Par exemple, la compréhension de l'ensemble des mécanismes physiologiques permettant d'assurer le fonctionnement régulier des organes malgré une prise alimentaire discontinue, est encore à ce jour plus analytique que synthétique.

Le défi est d'arriver dans les prochaines années à une compréhension systémique du maintien de l'homéostasie énergétique et à sa modélisation. Dans un autre registre, la nature des relations entre le statut pondéral et le profil du microbiote reste à établir. Ainsi, la modification de l'équilibre de certaines espèces bactériennes comme les firmicutes et les bactéroïdetes en cas d'amaigrissement peut tout aussi bien être responsable de la perte de poids et des changements métaboliques, qu'être la conséquence de celui-ci ou du changement de régime alimentaire.

Ainsi, un individu peut se voir plus gros qu'il n'est en réalité et désirer perdre du poids s'il est dans un milieu dans lequel la corpulence est assez faible, alors que cela ne serait pas forcément le cas si son environnement social se caractérisait par une corpulence plus forte. Aujourd'hui, l'idéal de minceur constitue la norme à atteindre, preuve d'une bonne situation sociale, signe de richesse, de volonté et de maîtrise de soi dans une société où l'accès à la nourriture est illimité.

Ne pas obéir à cette norme esthétique est donc communément associé à un manque de volonté et à du laisser-aller. La médicalisation de l'obésité n'a pas permis d'éliminer la connotation morale liée à cette maladie. En effet, loin d'être contradictoire, l'impératif sanitaire vient renforcer la norme esthétique, et par conséquent la pression du corps désirable.

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Deviennent désirables à la fois le corps beau et le corps sain. En cas d'échec, la tentation est forte de renvoyer le patient à sa faiblesse de caractère, voire à son irresponsabilité compte tenu des risques médicaux courus. La reconnaissance de l'obésité comme maladie à part entière souffre également de l'hétérogénéité des obésités au regard de leur potentiel pathogène et de leur traitement. En effet, toutes les formes d'obésité ne sont pas identiques en matière de facteur de risque pour le développement de maladies chroniques.

Par ailleurs, la répartition régionale du tissu adipeux est un facteur important afin d'expliquer le risque cardiométabolique de l'obésité. En effet, des travaux épidémiologiques et métaboliques publiés au cours des vingt dernières années ont confirmé les observations cliniques magistrales d'un chercheur clinicien français, le Professeur Jean Vague, qui fut le premier à suggérer, enque l'obésité gynoïde n'est pas corrélée à une plus grande morbidité cardiovasculaire.

En revanche, il avait suggéré que l'obésité androïde ou abdominale constitue un facteur de risque majeur associé à la plupart des complications de l'obésité et à la mortalité attribuable à cette condition. Des travaux d'imagerie récents où l'adiposité abdominale viscérale et sous-cutanée a pu être mesurée de façon précise ont bien montré que l'obésité viscérale constituait la forme d'obésité la plus dangereuse pour la santé cardiométabolique.

Le développement de l'obésité chez les personnes âgées appelée obésité sarcopénique est également délétère car elle associe un excès de masse grasse, notamment viscérale, et une diminution de la masse fonctionnelle musculaire.

Ce type d'obésité est très souvent associé à des complications métaboliques et un retentissement mécanique important respiratoire, insuffisance cardiaque, articulaire etc. La société contemporaine exacerbe l'idéal de minceur tout en contribuant, par une offre alimentaire toujours plus abondante et une sédentarisation accrue, à une augmentation généralisée du poids de la population.

Les femmes sont particulièrement victimes de ce paradoxe dans la mesure où elles font l'objet d'une tolérance bien plus limitée que chez les hommes en ce qui concerne leur corpulence. Par conséquent, elles subissent une pression sociale plus forte pour rester ou devenir minces et leur corpulence joue un rôle important dans leur intégration sociale et professionnelle.

Il n'est donc pas étonnant que ce soient les femmes qui soient le plus attentives à leur poids, à travers des préoccupations à la fois esthétiques et relationnelles. Or, même si cet excès de poids par rapport à un idéal peut générer des frustrations, il est rarement pathologique, dans le sens où cette accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle pourrait nuire à la santé.

La prévention primaire vise à améliorer l'état de santé de la population en favorisant certaines habitudes alimentaires et certains modes de vie considérés comme sains.

Néanmoins, le développement de l'obésité en France depuis le début des années 90 a conduit à mélanger les objectifs de préservation de la santé et de gestion du poids et, ce faisant, à médicaliser la prévention à travers la multiplication des recommandations diététiques.

Cette tendance a plusieurs inconvénients soulevés par le groupe de réflexion sur l'obésité et le surpoids. D'abord, ce discours tend à faire croire qu'il suffirait de manger équilibré pour pouvoir perdre du poids, ce qui est faux puisque la perte de poids est associée à une réduction de nombre des calories ingérées, et non de leur provenance. En outre, un discours essentiellement axé sur la diététique tend à réduire l'alimentation à la nutrition, alors que le plaisir de manger reste le moteur principal de l'acte alimentaire.

Or, si ce dernier dépend de la palatibilité des aliments, il est également déterminé par des valeurs culturelles tels que la convivialité et le partage.

Enfin, la médicalisation de la prévention tend à développer une relation anxiogène vis-à-vis des aliments. En effet, les individus sont partagés entre deux aspirations apparemment contradictoires, à savoir d'un côté obéir à leur goût qui privilégie les aliments sucrés et gras et, d'un autre côté, suivre le discours officiel tendant à les diaboliser.

Cette dichotomie tend à créer une anxiété et une culpabilité alimentaires et risque d'entraver les processus physiologiques de contrôle de la prise alimentaire faim, satiété, contentement, appétits spécifiques. Elle peut conduire à des troubles du comportement alimentaire liés à la restriction cognitive cf supramais également à l'orthorexie et même à l'anorexie. L'orthorexie est une attitude obsessionnelle vis-à-vis de la nourriture et de l'alimentation. La personne orthorexique va petit à petit s'installer dans l'obsession du "manger juste", traquant tous les additifs ou éléments négatifs dans une quête de l'aliment parfait qui ne lui apporterait que des effets positifs pour la santé.

Une partie du problème que rencontre la personne orthorexique est que son obnubilation pour la nourriture saine finit par affecter gravement sa vie sociale : elle ne peut plus prendre aucun repas en société dans les cas extrêmes, et à la manière de certaines anorexiques, la quête de l'aliment parfait finit par occuper une bonne partie de ses pensées et de son temps. L'anorexie apparaît tout d'abord comme une obsession de la minceur.

Pour servir cette obsession, les axes principaux vont être un désir inaltérable de perdre du poids, un refus de s'alimenter et des stratégies de contrôle, diverses et sophistiquées. La personne anorexique passe progressivement de l'état de minceur à celui de maigreur puis de dénutrition. Paradoxalement, l'obésité fait également l'objet d'une sous-médicalisation.

Ainsi, l'obésité viscérale ne fait l'objet d'aucune prévention généralisée, alors qu'elle est un facteur de risque plus important que l'indice de masse corporelle.

Malgré les innombrables études démontrant le lien entre l'adiposité viscérale et les maladies cardiovasculaires ainsi que les multiples recommandations des sociétés savantes, les autorités publiques n'ont pas encore pris les mesures nécessaires pour prévenir les complications chez les personnes à risque. Quant aux individus touchés par l'obésité viscérale, ils sont largement ignorants des risques qui y sont associés et refusent généralement d'être considérés comme obèses.

Par ailleurs, cette dernière a longtemps concerné en grande majorité des hommes, même si la répartition adipeuse des femmes a tendance à évoluer vers un profil plus androïde, surtout après la ménopause. Ces chiffres semblent donc indiquer que désormais, l'obésité viscérale touche majoritairement les femmes, plutôt dans la deuxième partie de leur vie.

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Or, les représentations sociales associées à l'adiposité viscérale chez les hommes ne sont pas forcément négatives dans la dermopigmentation toulon où son aspect inesthétique est largement compensé par son association à une certaine position sociale.

L'obésité massive fait également l'objet d'une sous-médicalisation pour plusieurs raisons. D'abord, certains individus apprécient mal leur corpulence et ne l'associent pas à un risque de morbidité et de mortalité accru.

Ensuite, certains patients renoncent à être soignés. Confrontés à de multiples échecs en matière de poids, intimidés par le regard réprobateur de la société et, parfois, du personnel soignant, ils finissent par intégrer les reproches de faiblesse et de manque de volonté qui leur sont faits plus ou moins ouvertement et n'osent plus se faire soigner.

Enfin, la prise en charge des personnes obèses est rendue difficile par l'absence de médicaments permettant d'agir durablement sur le poids. Quant à la prise en charge des personnes faisant l'objet d'une obésité morbide, elle se heurte à de nombreuses difficultés matérielles faute d'infrastructures et d'équipements adaptés à leur corpulence.

Il a même triplé en ce qui concerne les enfants obèses. Aux Etats-Unis, le nombre de décès par an attribués à l'obésité est estimé à Ce phénomène n'est pas limité aux pays occidentaux.

L'incidence de l'obésité, et notamment de l'obésité morbide, augmente de manière impressionnante également en Amérique du Sud, au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est, en Inde en Chine.

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L'obésité est un phénomène complexe dont les déterminants sont multiples et les mécanismes physiologiques encore mal connus. En revanche, parce qu'elle se voit, elle est souvent réduite par l'opinion publique à son aspect esthétique. Or, l'obésité est une maladie grave en raison des pathologies qui lui sont associées, de la stigmatisation dont souffrent les personnes obèses, de l'évolution préoccupante de cette maladie et des coûts qu'elle induit pour le système de santé.

Désormais, les liens entre l'obésité et certains types de cancer sont clairement établis. L'obésité est un facteur de risque d'autant plus important pour le développement de certains cancers qu'elle apparaît tôt et que la durée de vie des personnes obèses augmente.

L'excès pondéral est associé à un mauvais pronostic du cancer du sein, surtout après la ménopause, à la fois en favorisant des cancers plus agressifs, mais également par un effet propre sur le risque de récidive. Ainsi, il a été prouvé que la récidive du cancer du sein pouvait être limitée par une diminution de poids.

Le diabète est la première cause de dialyse et de cécité. De très nombreuses études ont montré l'association positive entre obésité et diabète de type 2. Cependant, tous les obèses ne deviendront pas diabétiques. L'adiposité viscérale constitue également un facteur de risque indépendant pour le diabète. Dans les modèles de prévention du diabète, le tour de taille a un facteur 20 contre 8 par exemple pour le fait que la mère est diabétique, alors que la prédisposition génétique du diabète est confirmée.

Le rôle prépondérant de l'adiposité viscérale a été démontré dans plusieurs études dans lesquelles le risque de diabète augmente pour des individus dont le tour de taille augmente alors même que ces derniers ont un poids normal. Le vieillissement de la population constitue une cause de l'augmentation de la prévalence du diabète. Néanmoins, l'apparition de l'obésité dans des catégories d'âges de plus en plus basses conduit au rajeunissement de la population souffrant de diabète.

Les maladies cardio-vasculaires englobent les cardiopathies coronariennes, les accidents vasculaires cérébraux et les pathologies vasculaires périphériques. L'obésité prédispose à un certain nombre de facteurs de risque cardio-vasculaire tels que l'hypertension, l'élévation du taux de cholestérol et l'insulinorésistance.

Toutefois, les données prospectives à long terme laissent à penser que l'obésité essentiellement l'obésité abdominale joue également un rôle important en tant que facteur de risque indépendant en ce qui concerne la morbidité et la mortalité liées aux maladies vasculaires. Plusieurs grandes études épidémiologiques ont mis en évidence l'association entre le poids corporel et l'élévation de la tension artérielle. Ainsi, l'étude de Framingham a évalué la prévalence de l'hypertension artérielle chez les obèses au double de ce qu'elle est dans la population de poids normal.

Néanmoins, l'influence de la répartition de l'adiposité corporelle semble plus importante que l'indice de masse corporelle. Le syndrome métabolique a été défini en tant qu'une agglomération de complications métaboliques athérogènes, thrombogènes et inflammatoires associées à un état d'insulino-résistance et le plus souvent observées chez des individus caractérisés par de l'obésité viscérale. La stéatose non alcoolique est une forme d'hépatite chronique avec des lésions histologiques ressemblant à celles observées au cours de la consommation excessive de boissons alcoolisées mais survenant en dehors de celle-ci.

La stéatose hépatique est une composante importante de l'obésité viscérale. En effet, des travaux récents d'imagerie ont montré une relation étroite entre l'accumulation du tissu adipeux viscéral et l'accumulation de lipides dans le foie.