Prise de poids suite traitement cortisone genou

L'ostéoporose et l'ostéonécrose aseptique Le lien entre traitement prolongé par glucocorticoïdes et ostéoporose est parfaitement établi Cette perte osseuse est dose-dépendante. Elle se complique fréquemment de fractures ou de tassements osseux 21, Le risque de fracture de hanche est ainsi presque triplé chez les patients de plus de 50 ans recevant des glucocorticoïdes au long cours par rapport à des sujets de même âge de la population générale et le risque de fracture-tassement vertébral est multiplié par 2 Malgré ces évidences, il a été montré que près de la moitié des patients qui recevaient une corticothérapie prolongée n'étaient pas évalués quant à la présence d'une telle complication et ne recevaient pas de prévention adaptée 25, Enfin, l'ostéonécrose aseptique est une complication classique d'une corticothérapie prolongée.

Elle est souvent localisée au niveau des têtes fémorales, mais peut également toucher les têtes humérales ou les genoux. Il n'existe à notre connaissance aucune mesure préventive à l'apparition d'une telle complication du traitement, mais elle paraît dose-dépendante.

Il faut cependant savoir que cette ostéonécrose peut survenir dès les toute s premières semaines du traitement. Cette myopathie se manifeste principalement par une faiblesse musculaire proximale.

Prise prolongée de cortisone : 10 conseils pour ajuster son alimentation

Le diagnostic formel en est difficile puisqu'il repose essentiellement sur les plaintes fonctionnelles des patients fatigue ou douleurs musculaires. Les enzymes musculaires sont habituellement normales. L'excrétion urinaire de la créatine peut être augmentée. La posologie quotidienne et la durée de traitement nécessaires à l'apparition d'une telle complication sont mal connues, mais le risque paraît corrélé à la dose reçue L'exercice physique semble utile dans la prévention et le traitement de la myopathie cortisonique 30, 31 et doit donc être systématiquement conseillé.

Une kinésithérapie d'entretien musculaire peut être prescrite chez les patients les plus âgés. En revanche, l'intérêt préventif d'un régime riche en protéines n'a jamais été établi. Cette myopathie est réversible après arrêt ou diminution des doses de glucocorticoïdes, dans des délais variables selon les patients, allant de quelques jours à plusieurs semaines Le sevrage et l'insuffisance cortico-surrénalienne L'insuffisance surrénalienne biologique est fréquente après traitement par glucocorticoïdes.

Cependant, la prévalence des manifestations cliniques associées à ces anomalies biologiques demeure imprécise, mais semble extrêmement faible Aucun protocole de sevrage consensuel n'existe à notre connaissance ; le relais par hydrocortisone en fin de traitement dépend de l'expérience de chacun, mais n'a jamais fait la preuve scientifique de son intérêt. Les patients doivent cependant être parfaitement éduqués en ce qui concerne les risques d'insuffisance surrénalienne et surtout doivent en connaître les symptômes précurseurs asthénie, troubles récents du transit, hypotension… afin de consulter précocement en cas d'apparition de ceux-ci, surtout en période de stress.

Il faut alors rappeler que le patient ne doit pas avoir reçu de glucocorticoïdes de synthèse ou d'hydrocortisone durant les 48 heures précédant ce test afin que les résultats de celui-ci soient interprétables.

Le risque infectieux Schématiquement, les patients corticothérapés ont un risque d'infection deux fois plus élevé que les patients non corticothérapés Un consensus existe sur le risque majoré d'infections bactériennes pyogènes, mycobactériesd'infections virales à virus Herpès notammentd'infections fongiques cryptococcus, aspergillus, nocardia ou d'infections parasitaires pneumocystis, toxoplasma et anguillule. Cependant, aucune recommandation n'est disponible quant à l'intérêt ou non de traitements prophylactiques, tels que le valaciclovir ou le cotrimoxazole chez ces patients immunodéprimés par la corticothérapie.

Si certains travaux ont montré qu'une corticothérapie systémique pouvait réduire la réponse vaccinale après vaccination antigrippale 39la plupart des travaux réalisés chez l'enfant ou chez l'adulte montrent que cette réponse vaccinale est généralement satisfaisante et que cette vaccination ne présente pas de risque thérapeu-tique 40, Il semble donc licite de proposer à titre systématique une vaccination antigrippale aux patients recevant une corticothérapie systémique prolongée.

Enfin, il faut savoir que des réactivations parfois mortelles d'hépatites virales B et C ont été rapportées chez des patients recevant une corticothérapie systémique Des sérologies virales doivent donc être prescrites aux patients à risque ou présentant des anomalies du bilan hépatique. Le risque cardiovasculaire Deux grandes études montrent un risque majoré d'accident cardiovasculaire chez les patients corticothérapés.

Ce risque augmentait avec la dose totale reçue de glucocorticoïdes. Il était significatif pour l'insuffisance cardiaque et pour les accidents coronariens. Aucune recommandation n'est à notre connaissance disponible sur l'intérêt d'une prescription systématique d'antiagrégant plaquettaire chez les patients recevant une corticothérapie prolongée. Les troubles neuropsychiatriques Les plaintes fonctionnelles d'ordre psychologique irritabilité, stress, anxiété, insomnie sont fréquemment rapportées par les patients corticothérapés et semblent sous-estimées par les médecins.

Quand les patients étaient interrogés sur l'effet indésirable qui les gênait le plus dans leur vie quotidienne, les troubles neuropsychiatriques étaient cités en deuxième position juste derrière les modifications morphologiques lipodystrophie et prise de poids.

Les praticiens doivent donc informer les patients de l'éventualité de ces symptômes et en surveiller l'apparition afin de prescrire, si besoin, un traitement adapté. Enfin, dans notre expérience, ces troubles de l'humeur sont habituellement temporaires et disparaissent spontanément après quelques semaines de traitement. Les complications oculaires Il est clairement établi que les glucocorticoïdes favorisent la survenue d'une cataracte, qui est postérieure et sous-capsulaire.

Le risque relatif de cataracte chez les patients corticothérapés au long cours varie de 3,25 à 8,39 en fonction des études 46, Le risque de glaucome à angle ouvert est également majoré et existe également avec les corticothérapies inhalées En revanche, leurs mécanismes physiopathologiques sont connus et font intervenir une diminution de la synthèse du collagène et des autres protéines de la matrice extra-cellulaire Des mécanismes équivalents semblent être responsables des retards à la cicatrisation cutanée parfois observés.

Aucune étude clinique n'est disponible concernant les doses de glucocorticoïdes responsables. La prévention et le traitement de ces complications cutanées sont mal connus.

Il semble licite de recommander une hydratation cutanée systématique. L'acné cortico-induite semble peu sensible aux traitements topiques classiques, mais régresse avec la décroissance de posologie de la corticothérapie.

Il n'y a pas d'interaction entre estroprogestatifs et glucocorticoïdes. Le stérilet est souvent déconseillé chez les patientes traitées par glucocorticoïdes en raison de ses risques infectieux et d'une efficacité peut-être amoindrie.

Les cas démontrés d'hypokaliémie menaçante après corticothérapie injectable sont exceptionnels, en raison d'une supplémentation potassique, fréquemment associée. Si des cas d'hypokaliémie ont été rapportés au cours des traitements par voie orale, il s'agit essentiellement d'hypokaliémie chez des patients ayant par ailleurs une autre cause éventuelle d'hypokaliémie maladie de Crohn, autres médicaments hypokalémiants 51, 52ce qui rend l'interprétation des troubles métaboliques extrêmement difficile.

Mis à part les patients présentant un risque accru de perte potassique digestive ou rénale ou les patients traités de façon concomitante par bêta-2 agonistes, l'intérêt d'une supplémentation potassique systématique est donc débattu.

La tolérance aux glucides Un traitement par glucocorticoïdes est lié à l'apparition d'une insulinorésistance périphérique associée à une augmentation de la néoglucogenèse par le foie et le rein. En ce qui concerne les patients souffrant déjà de diabète au moment de la mise sous glucocorticoïdes, l'équilibre glycémique est souvent altéré par le traitement et la mise sous insuline est régulièrement nécessaire Il est possible qu'un régime hypocalorique et pauvre en sucres permette de prévenir l'apparition d'une insulinorésistance ou d'un diabète cortico-induit.

Cependant, à notre connaissance, aucune étude confirmant cette hypothèse n'est disponible. Enfin, aucune donnée n'est disponible quant au meilleur traitement antidiabétique à prescrire de première intention devant l'apparition d'un diabète cortico-induit. Les dyslipidémies Il est probable que les glucocorticoïdes induisent des perturbations lipidiques.

Cependant, peu d'études sont disponibles. Les glucocorticoïdes semblent augmenter les taux de cholestérol total et de triglycérides 56, Par ailleurs, il faut savoir que les patients qui développent une lipodystrophie cortico-induite sont plus à risque de développer des perturbations du bilan lipidique L'intérêt de la prescription systématique d'un régime ou d'un traitement hypocholestérolémiant chez ces patients n'a, à notre connaissance, jamais été établi.

Cependant, alors que ces molécules sont utilisées dans la pratique médicale depuis plus de cinquante ans, que des centaines de milliers de patients se les voient prescrire chaque année et que les effets indésirables sont fréquents, coûteux et bien souvent graves, de larges zones d'ombre persistent quant à l'apparition, au dépistage, à la prévention et à la prise en charge de ces complications iatrogéniques.

Ma famille dabord prise de poids

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Ann Rheum Dis ; 54 1 : Les effets indésirables sont avant tout tributaires de la durée de prescription. Sur ce point, les médecins sont unanimes: dès lors qu'on l'utilise sur une courte durée - ce qui est le cas pour une infiltration - la cortisone n'a que du bon! Quant à son utilisation sur le long terme, notamment pour soulager les malades souffrant de polyarthrite rhumatoïde, les études ont prouvé que les effets secondaires dépendent énormément de la dose prescrite.

Et si ceux-ci sont alors inévitables, ils peuvent être minorés en suivant les conseils du médecin, par exemple avec un régime adapté: moins de sel et de sucre, plus de protéines, de produits laitiers, de fruits secs et de légumes verts, etc. Quels antidouleurs pour soulager les articulations? Réduire la douleur en stimulant des neurones du cerveau.

J'étais programmée pour une infiltration en avril mais quand le rhumatologue a vu mon amélioration miraculeuse il a renoncé à me la faire.

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Paracétamol, Lirica, Xprim Si, l'Xprim a produit au contraire beaucoup d'effets indésirables et je l'ai supprimé immédiatement pour me mettre à la curcumine, 4 gélules par jour. Ma vie a été transformée. Je viens de faire une promenade de 8 km, alors qu'avant je ne pouvais pas en faire une de 50 m.

Il est vrai je ne suis pas naïve au point de croire que la curcumine a un pouvoir miraculeux, cela se sauraitqu'à la suite d'une thérapie j'étais dans un cycle inflammatoire long et que la prise du curcuma a correspondu à la presque fin de ce cycle. La douleur est passée de à ! Avant la thérapie, qui a provoqué cette inflammation, je prenais quand même 1 g de paracétamol par jour. C'était obligé. Depuis le mois de mars, je ne prends plus d'antalgiques mais uniquement de la curcumine.

Je cours, je vole et je monte mes quatre étages comme il y a 20 ans. La curcumine me semble être une alternative au paracétamol. Cela ne coûte rien de l'essayer. Dans une pharmacie de Saint-Germain de Près on en trouve une pas chère. C'est celle que je prends. Tous mes amis, ayant vu ma transformation, se sont mis à la curcumine qui, de surcroît, a un effet hepatoprotecteur, ce qui n'est pas le cas du paracétamol.

Sortis de la cortisone, les rhumatologues n'ont aucune arme alternative à proposer. Ma maman 89 ans, une jeunette par rapport à sa génétique souffre d'arthrose, elle est sous cortisone depuis deux ans, a pris beaucoup de poids ce qui augmente ses souffrances de dos, et quand je demande s'il n'y a pas autre chose à faire, on me renvoie dans mes buts en me disant que ce n'est pas moi le médecin!

Au secours! Fragilité des vaisseaux sanguins, risque hémorragique et hématome fréquent au moindre touché. Sans oublier le risque rénal, à forte dose! Ma mère, qui est décédée en juinà l'âge de 96 ans, avait présenté à l'âge de 82 ans une "pseudo polyarthrite rhizomélique" qui a nécessité une corticothérapie pour réduire ses symptômes douloureux. Le gérontologue qui avait diagnostiqué sa maladie avait demandé de réduire peu à peu la posologie et d'arrêter le traitement après quelques mois.

Mais à chaque arrêt de traitement, les symptômes douloureux et l'impotence fonctionnelle réapparaissaient rapidement, si bien que jusqu'à sa mort elle est resté sous corticothérapie modérée et a pu mener une vie presque normale pendant 14 ans.

Elle n'a jamais présenté de signes d'intolérance, ce qui montre bien que quand on est bien suivi et que, surtout, on suit à la lettre les conseils de son médecin, la corticothérapie peut être bien supportée.

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