Regime rapide fire yodelice

Outre les best-sellers allemands, quelques outsiders se disputent des parts de marché sur le segment des routières de luxe. Pour y voir clair sur ce marché, ou l'image de marque compte au moins autant que la liste des équipements de confort, voici un rappel des forces en présence. TAGS : Grande routière. Fiches techniques AUDI. Fiches techniques BMW. Albums Photos.

Mots du bord

Essai Audi A8 3. Mercedes Classe S restylée : Plus Lire l'article. Star Wars : Porsche se lance dans le vaisseau spatial avec Lucasfilm. Il aura fallu poireauter jusqu'en début d'après-midi les passeports et les autorisations administratives mais tout arrive, même au Brésil. Nous n'allons pas quitter le pays tout de suite puisque nous allons longer les côtes pendant quelques jours jusqu'à la hauteur de Fortaleza avant de gagner le large et l'hémisphère nord.

Nous sommes 3 à bord de Made in Midi, François, restaurateur à Port Camargue, avait du temps cet hiver pour apprendre à naviguer et Christian, une vieille connaissance, est lui un jeune retraité.

Les 2 ont besoin de s'amariner et de prendre leurs marques sur un bateau qu'ils découvrent pour la première fois. Brice et Françoise vont rentrer de leur côté en avion.

Il parait que c'est plus rapide Les conditions sont bonnes, l'air est doux, le ciel étoilé mais nous sommes face au vent avec un peu de clapot.

La route est longue, un peu plus de milles pour rejoindre la Bretagne et rendre le bateau à son propriétaire. Et vous aurez de nos nouvelles régulièrement, comme d'hab Dernière nuit. Peut-être la plus douce depuis le départ avec celle d'hier.

En plus, on bataille à vue depuis hier contre les derniers Imoca, c'est marrant. Encore un dernier empannage et un affalage de spi à la cardinale Sud Banco de Santo Antonio, avant de s'engager dans l'ultime bord vers la ligne d'arrivée dans la baie de Tous les Saints de Salvador.

Une petite bulle sans vent va peut-être nous retarder de quelques heures, pas grave, nous ne sommes plus à ça près et ça nous permettra d'admirer le paysage! En plus, la patience est une qualité indispensable pour un coureur au large je crois Puis, on aura traversé l'Atlantique à la voile, ce n'est pas rien!!

Sauf improbable retournement de situation, nous allons boucler cette belle course en 7e position! Ça me va bien, c'est mon chiffre favori ahah. Plus sérieusement, si l'on nous avait dit il y a quelques semaines que nous terminerions la course avec un bateau en si bon état et à cette place, nous aurions signé tout de suite, il y a de quoi être satisfait! Derrière les intouchables 3 échappés de l'ouest, nous avons livré une belle bagarre à 4 avec les duos de Banque du Léman, Crosscall et Linkt.

On s'est, je pense, tous bien tirés vers le haut! C'était intense, génial et super intéressant à vivre! Nous n'avons rien lâché et nous sommes battus jusqu'au bout mais nous avons fini par rendre les armes, un peu impuissants ces derniers jours malheureusement Il y aura bien sur un débriefing complet de notre aventure à suivre!

Nous l'attendons avec impatience cette arrivée depuis quelques jours, et les émotions qui vont avec, que je vais découvrir! Par contre, vu comme ça a tapé, gité, secoué pendant quasiment 20 jours, j'ai un peu regime cerise hood du mal de terre qui va suivre Si on ne marche pas très droit, ce ne sera pas que à cause de la caipirinha, promis!

Il paraît que Salvador de Bahia est une ville magnifique. Nous allons avoir quelques jours pour en profiter, c'est cool! Il paraît aussi qu'il ne faut pas se balader n'importe où à n'importe quelle heure, au risque de rentrer à l'hôtel en slip, oups! On va faire gaffe! Pour conclure ces mots du bord, une dernière playlist, spéciale Brésil, pour fêter notre arrivée! Ça glisse. Vous n'allez pas me croire! Et pourtant c'est vrai Figurez-vous que cela fait bien 24h que, dans le cockpit de Made in Midi, nous n'avons, ni Achille ni moi, pris une vague dans la figure.

Incroyable non? Et oui la mer s'est enfin lissée, le vent a enfin adonné, pour nous permettre d'ouvrir les voiles et d'accélérer un peu mais pas trop, afin de garder le pont au sec. On a pu ainsi enlever le ciré, le haut et même le bas! On a retrouvé aussi nos amis les dauphins. Bon, ceux-ci parlent portugais et donc la discussion fut brève mais ils avaient l'air contents de nous voir!

Surtout l'un d'entre eux, venu sans doute d'un cirque, qui nous a fait un show acrobatique impressionnant. Ah si j'oubliais! On a changé de voile également. Avec une ETA dans la matinée du 15, demain donc. Parait-il qu'il y en a qui n'aiment pas trop les arrivées de nuit. Ça se respecte Un grand bravo à Ian et Adrien pour leur indiscutable victoire sur cette édition de la Transat Jacques Vabre.

Une démonstration qui en promet d'autres Full moon et foule d'oiseaux. Bonjour à tou te s Ça penche et ça secoue toujours autant. On espérait que le vent adonne régulièrement et c'est tout l'inverse qui s'est produit donc on serre le vent. Les avions de chasse d'à côté nous mènent la vie dure mais on le sait depuis le départ et même avant. Une paire de fous de Bassan nous suit depuis des heures en planant derrière la grand-voile.

Il nous reste milles à parcourir d'ici la Baie des Saints, 2 journées et plus. Ça l'est sans doute plus quand tu as un bateau rapide au reaching!!! Archipel Fernando de Noronha. Les conditions se sont améliorées depuis 24h, la mer est moins confuse, le vent un peu moins fort. Reste que certaines vagues finissent inexorablement par traverser le bateau et atterrir dans le cockpit où se trouve la plupart du temps au moins l'un de nous deux.

Bref, on continue d'être trempé La lune est quasiment pleine et on y voit mieux la nuit qu'en plein milieu des jours qui ont précédé!!!!! Cette allure devient un peu beaucoup très monotone. Rien à faire, si ce n'est essayer de sécher, se nourrir, se reposer et bricoler enfin un peu car le bateau, comme les marins, donne quelques signes de fatigue, genre des lashings qui lâchent, des gaines qui se dégainent, des rails qui déraillent, des hydros qui ne tiennent plus dans l'eau, etc.

Rien de grave Nous passerons très près des îles et espérons que le vent va nous permettre d'envoyer des voiles plus grandes bientôt. On l'aura méritée celle-ci! C'est un grand moment dans la carrière d'un marin, et j'espère en refranchir un bon paquet, dans l'autre sens également! Il faut dire que ça se mérite et que la route pour y arriver est sinueuse. Il y en a eu des journées folles depuis mon dernier mail. Entre la descente TGV sous spi accroché à la barre, à la limite du raisonnable mais tellement jouissive!

Je sors de là bien crevé mais plein de souvenirs et avec le sentiment du devoir accompli, quelle expérience!! Maintenant, commence le dernier tronçon, une course de vitesse au reaching. Ils finiront bien devant nous, il faut l'accepter même si ce n'est pas simple pour les compétiteurs que nous sommes. Je suis déjà très heureux et fier de ce qu'on a réalisé jusque-là. C'est une première victoire et c'est assez fou de les avoir tenus aussi longtemps, on a vraiment bien navigué, proprement!

Pour la petite anecdote, j'avais promis à des potes que nous ne déchirerions pas de spi sur cette Transat. Pour le moment, promesse tenue!

Ils sont au chauds matossés dans leur sac, prêts pour un dernier tour de piste : ce sera l'avant dernier jour pour le petit rouge et le dernier jour de course pour le grand blanc à priori. ETA toujours le 15 en tout début de matinée, on sent presque la Cachaça! A part ça, l'excellente boite de chocolats offerte par ma mère a été terminée aujourd'hui C'est qu'elle était bien cachée dans une caisse, sorte de caserne d'Ali Baba, tout à l'arrière du bateau, et que j'ai mis quelques jours à la découvrir.

Pas fous, ils ne m'avaient pas tout dit! Mais depuis je me régale, Merci Françoise!! Et chocolat donc, très important! Bon et du coup j'ai dû les finir car Kito m'a dit qu'ils ne résisteraient pas à la chaleur, sorry les gars. L'humidité ambiante depuis 15 jours n'a pas dû aider Inquiétude pour mon téléphone aussi qui ne se charge plus, sale histoire ahah Hier midi, après un dernier grain bien costaud, le ciel bleu et un grand soleil sont enfin réapparus comme par magie.

Depuis, la valse des étoiles, de la Lune et du soleil a repris, ça fait du bien! Illustration du cycle journalier qu'on vit en musique :. Échappement de pot. Ça y est! Nous sommes sortis du pot. D'un coup, après un énième grain massif, le vent de sud-est est revenu, le ciel s'est éclairci et l'horizon s'est dégagé.

Au même moment, un flash light attire mon attention. Il passera à 5 milles. Le clapot se fait plus gênant, le code 0 fait place au J1 mais ce n'est sans doute pas définitif car l'alizé va rester faible toute la journée.

Le bilan du pot est mitigé pour nous. Nous sommes toujours 5èmes mais le bateau allemand nous menace désormais alors qu'il était 4 milles derrière. Crosscall s'est fait la malle en passant un poil plus à l'Est. Et le grand perdant est le bateau Suisse qui a du mal à repartir derrière tout le monde alors qu'il avant milles d'avance Mais la route est encore longue jusqu'à Salvador milles et il nous faudra encore plus ou moins 5 jours pour atteindre le but, le temps qu'a mis Gitana pour en faire ?!?

Ici, pas de changement climatique. Les photos satellites nous promettaient un passage dégagé mais dégagé de quoi? Je vous le demande? Pas des gros nuages noirs bien lourds chargés de déluges torrentiels. Pas des longues périodes sans vent.

Pas des rafales soudaines et brutales. Pas même de cette lumière blafarde et sinistre qui caractérise cet endroit détestable de la planète. Résultat des courses : regroupement probable des 4 prétendants à la 4ème place en Class Les banquiers suisses ont perdu beaucoup de leur réserve en milles aujourd'hui et Crosscall et Linkt sont bien revenus par l'arrière.

Seul avantage, c'est que le bateau, les voiles et les marins sont propres Et ça ne fait que commencer car ce pot si sympa d'apparence hier matin semble s'éterniser plus au sud et l'éternité c'est long, surtout vers la fin Encerclés par les orages. Cet endroit est sinistre. Et de nuit c'est pire. Il doit leur manquer un beau spi rouge comme le nôtre Nous sommes même devant maintenant et on aperçoit son feu de mât.

Mais on sait aussi que le plus difficile est à venir avec ce fichu pot au noir qui ne fait que nous laisser entrapercevoir ce dont il est capable.

C'est à dire souvent le pire. Personnellement, je commence à avoir l'habitude mais pour Achille, pour qui c'est une première, il y a de quoi être effrayé.

Vivement que le jour se lève pour être plus sereins. C'est le moment ou jamais pour tous les fans de Made in Midi et on sait qu'ils sont nombreux d'envoyer des ondes positives afin de traverser au plus vite cette zone détestable. Bar de l'Atlantide. Nous avons rencontré mon vieil ami Séraphin, le poisson volant, et il nous a raconté la conservation de hier soir au bar de l'Atlantide, la boîte branchie où se retrouvent le soir tous les chefs d'escadrille de l'Aviation Sous Marine après une longue journée en mission sur tout l'Atlantique.

Regime rapide fire yodelice

Il y en a des drôles d'engins en ce moment Il paraît qu'il y a eu la sécheresse cet été dans le Nord et c'est la famine. Ils quittent tous l'Europe pour survivre. Ça a l'air grave, j'en ai vu sur des tous petits machins, mais ils avaient tous la boulangerie avec ou la boulangère Ils ont l'air pauvres et très affamés ceux-là! Ça a duré des heures Rouge et blanc, il ne volait pas vraiment mais il allait vraiment vite.

Il faudrait qu'on essaie. Demain, Lulu, Jojo et moi, on essaie. Si ça marche, on va battre des records On décolle à 6h". C'est toujours humide à bord de Made in Midi, toujours plus. A chaque vague, on remplit le cockpit. Et c'est comme ça depuis Madère et comme avant Madère c'était pareil car on était au près Bon, là ça va, c'est de l'eau chaude mais on a toujours besoin des manchons.

Regime simple facile et rapide

On a passé l'archipel du Cap-Vert cette nuit sans voir les îles car les dévents sont ici un vrai piège qu'on essaie d'éviter. Notre décalage dans l'ouest, ajouté à une journée de sangliers, dignes d'un Xavier Macaire, nous a permis de remonter d'une place au classement. Le prochain objectif est le pot au noir qui n'est jamais une partie favorite. Mais nous devons passer par cette épreuve avant les alizés du Sud-Est avec un peu d'humidité en prévision Me revoilà!

Cela fait plus de 24h que nous avons empanné en bâbord amure au portant, plein gaz!! C'est pourquoi nous jouons la sécurité en étant sous petit spi et on alterne prise de ris et GV haute selon les risées.

C'est que l'on veut absolument la boire cette Caipi au Brésil! En plus, Lillie a collé au-dessus de l'ordi de bord un sticker "No pain, no Caipi", très bon leitmotiv bien motivant! On tient tant bien que mal le rythme de nos deux camarades Crosscall et Linkt et on espère que notre décalage plus à l'ouest que ce dernier sera bénéfique, affaire à suivre Nous devrions être au Cap-Vert dans un peu plus de 24h, dans le pot au noir dans 3j.

Je suis à la fois impatient et inquiet de découvrir cet endroit mythique. A priori, il ne sera pas très actif à notre passage et ne devrait pas trop nous ralentir mais je ne suis pas sûr que la théorie s'applique vraiment dans ce lieu Première ETA dans la nuit du 14 au 15!

On suit la folle chevauchée des leaders des Class40, ils devraient pulvériser le record des 24h du bateau. Moi, je trouve ça assez impressionnant et je me dis que ça doit être assez sympa de naviguer sur ces "bouts ronds". Kito n'est pas tout à fait du même avis. Pour ceux qui se demandent, petit aperçu de la vie à bord de Made in Midi : - On se relaie par quart de 2h, tous les chiffres impaires, de manière millimétrée!

Le pilote fait très bien le job dans ce vent soutenu et stable. Et en plus, la barre du bateau est tellement dure que c'est impossible d'être précis et c'est épuisant On n'a pas besoin de ça Dessus, 2 chansons s'appellent "Sailing" et "Code Zero". Elles me paraissent tout à fait adaptées au thème. Ne pouvant pas les écouter avant quelques jours, je compte sur vos retours!

Casque à pointe. Tout schuss! Après une série d'empannages pour gagner dans l'ouest sans perdre la pression dans le sud, nous sommes maintenant tout droit vers le Cap Vert et le pot au noir. C'est chaud ;;;;; Nous avons remplacé le grand spi blanc par le petit rouge aux couleurs de la Région Occitanie. La nuit, on ne voit pas la différence de couleur!!! Nous avons croisé de très près un Mini 6.

Avec l'AIS, un coup ça passe un coup ça passe pas. On est finalement passé devant en bâbord à quelques centaines de mètres. A bord c'est quasiment invivable : dedans c'est un vacarme assourdissant et dehors c'est les chutes du Niagara!!!!

Et ça devrait être ça pendant quelques jours avec des vitesses élevées On surveille de près le niveau de nos réserves en eau car nous n'avons pas de dessalinisateur mais ça devrait suffire. On a vu pour Hugo Boss. Ça me rappelle des souvenirs, mais ça devrait mieux se terminer pour eux…. La bataille d'empannages a débuté. Les bascules sont franches et le dilemme est posé entre aller chercher la pression au sud ou la rotation du vent à l'ouest.

Avec en arbitre la dorsale anticyclonique qui menace avec un tentacule géant au Nord-Ouest. Vous n'y comprenez rien?

Ce n'est pas grave. On ne comprend pas tout nous-mêmes!!! Toujours est-il que ça gamberge et quand l'un veut aller à droite, l'autre veut aller à gauche et vice versa, et ce avec des arguments indiscutables pour chaque option Là ça va être le changement de quart et la même question va se poser!

On a croisé Jorg cette nuit. Il était derrière à quelques milles et on a vu furtivement ses feux et sa trace AIS. A propos d'AIS? Mettez-le en marche car il rajeunir dans la bible 1500 a du monde dans le bourg.

Tout d'abord, je tiens à rassurer tous les gens qui suivent la progression de Made in Midi sur la cartographie. Tout va bien à bord. Non non ; il n'y a juste plus de vent au sud de Madère. On savait que ce serait un passage délicat mais nous n'avons pas réussi à éviter cet endroit. En plus de ça, le vent n'a pas été conforme aux prévisions et de loin ce qui a rendu notre option Est catastrophique.

Sans compter le déficit de vitesse du bateau par rapport à nos concurrents disposant de nouvelles machines, la journée d'hier n'a pas été bonne.

Guide d'achat : le luxe au goût du jour

Mais nous avons retrouvé du vent portant, du soleil et même la lune que nous n'avions pas encore perçue depuis notre départ du Havre. Oui, maintenant on attaque la 2ème semaine de course, et le 2ème tronçon jusqu'au pot au noir. Descente que nous devrions faire exclusivement sous spi. Et j'espère que nous allons stopper l'hémorragie dans le classement. Il était 22h Changement de plume aujourd'hui, cela ne va pas être simple de faire aussi bien que Kito mais je vais essayer! Il était 22h22, mais il s'est passé quoi exactement?

Depuis 36h! En effet, le vent nous a joué des tours. Sur une période aussi longue, c'est rarissime. Et cela ne nous arrangeait guère car ça nous imposait une route pas forcément désirée. A un moment, notre étrave pointait presque sur Cascais, joli port portugais.

Kito a pour habitude depuis des années d'y faire escale lors de ses convoyages vers les départs de course. Cette année, à cause de notre mésaventure, nous n'avions pas pu nous y arrêter. J'avais donc un peu peur que Kito nous y emmène secrètement Mais ouf, on a passé la latitude sans encombre et on a filé plein sud! Mais voilà, à 22h22 quelqu'un pensait peut-être fort à nous Nous pouvons donc infléchir notre route vers l'ouest mais le casse-tête commence sur la suite des évènements, avec un passage de Madère compliqué, entre dévent et dorsale On se donne encore un peu de temps pour trancher sur notre trajectoire future, vous serez vite au courant!

En tout cas, il y a du jeu pour la suite, le bateau et les bonhommes sont au top de leur forme, et prêts à se joindre à la bagarre le plus longtemps possible! Sinon, j'ai battu mon record de nombre de jours en mer en course, après la folle première étape de la dernière Solitaire du Figaro. Et ben je crois que j'aime beaucoup ça et je suis de plus en plus à l'aise!

Pour finir, j'ai préparé une Playlist dans la lignée de celles légendaires de Kito, avec des artistes récents que j'aime, et dont le titre des chansons m'évoque ce qu'on est en train de tre ms regimento interno quorum et ce qui nous entoure pendant 3 semaines.

Eh bé non! On n'a pas viré de bord ce matin ni depuis 24h d'ailleurs. De là à dire que ça va tout droit, il y a encore de la marge. La nuit a été bien noire et le jour pas beaucoup mieux Seuls les écrans rouges de la centrale électronique qui voient défiler des tas de chiffres bizarres nous remettent un peu de chaleur dans cet univers de noirceur.

Il y a aussi les millions d'étincelles de planctons qui illuminent le passage de la coque dans l'eau noire. Pour accompagner cette sombre histoire, il reste le bruit assourdissant et incessant du passage en force de notre fière embarcation à travers les vagues, pas impressionnées du tout. Ainsi que le grincement insupportable de la charnière de l'hydrogénérateur. Mais le génie humain ayant inventé le WD40, le fichu grincement a enfin disparu et nous fait douter maintenant que l'hydro son petit nom soit toujours accroché au tableau arrière Et comme un miracle ne vient jamais seul, figurez-vous que le ciel est réapparu, avec toutes ses étoiles j'ai recompté mais sans la lune.

Mais ça n'a pas duré. Plein sud bis. Bonjour les ami e s Après une nuit mollassonne et humide en bâbord amure, nous avons viré vers le sud à la faveur d'une grosse bascule de vent. Vous allez penser que je vous ai déjà raconté ça hier et que je radote mais c'est ainsi. Mais cette fois c'est la bonne, enfin on verra demain Tout le matos est passé de bâbord à tribord et ça ne se fait pas tout seul, 4 bras ne sont pas de trop.

Et la bonne nouvelle du matin c'est que nous sommes en tête de la Transat Jacques Vabre! Oh de pas grand-chose mais hier nous avions 15 milles de retard donc on a bien travaillé.

Nous sommes maintenant au large du Portugal, en route vers Madère. Le vent est monté d'un cran et ce n'est pas pour nous déplaire.

Tout va bien à bord de Made in Midi. On vous envoie des photos dès que possible. Plein sud. On pensait que ce serait notre dernier virement de bord avant de descendre, toujours au près, vers le sud, mais les derniers fichiers météo nous font redouter que ce ne soit plus compliqué que prévu… Il fait humide mais pas froid. Il y a des fuites un peu partout dans le bateau dont certaines que nous n'avons pas encore localisées. On écope régulièrement.

On assume notre rôle de sudistes dans la flotte et pourvu que ça dure! La mer est croisée et pas facile à traverser mais pour le coup, on préfère avoir un bateau pointu à l'avant!!! On se repose beaucoup, enfin on essaie, et la bannette ne désemplit pas, chacun son tour sur le pont. Au large. La journée d'hier a été tonique et humide.

La manche a été traversée à grandes enjambées et ça a causé quelques bobos dans la flotte. Nous avons été prudents quoique? Maintenant, nous sommes face au vent de sud-ouest et ce pour un bon moment. La route pour aller chopper des alizés va être fastidieuse et les options sont nombreuses… nous verrons bien. Tout va bien ici à bord de Made in Midi. On prend nos marques et on essaie de trouver les bons réglages pour faire avancer mieux ce nouveau bateau dont on ne connaissait rien au moment du départ.

On découvre La carte postale ce matin, c'est gris de chez gris tendant vers le gris. Dans le vif du sujet. La transition entre le confort douillet du Havre et les conditions à bord de Made in Midi est radicale. Achille et moi avons attaqué cette transat pied au plancher. Un très bon départ, un bon louvoyage dans le fort courant le long des falaises et une bonne bagarre avec les favoris en Class La suite a été plus difficile.

Sous spi, notre bateau n'a pas la vitesse des bateaux récents et nous n'avons que régressé au classement. Pas très encourageant pour la suite!!! Nous sommes sous petit spi depuis quelques temps car le vent monte et va devenir fort dans les prochaines heures.

En attendant, on essaye de faire des petites siestes à tour de rôle. C'est le grand jour. Bonjour à tou te s Nous y sommes… Le front est passé.

Il a nettoyé le ciel de Normandie et nous devrions avoir une belle journée pour le départ de cette Transat Jacques Vabre. Et sur la ligne de départ, nous y serons! Mais nous y sommes … Et nous pouvons être fiers. Les premières nuits seront bien noires et peut-être blanches également. Il va falloir se mettre dans le rythme rapidement avec Achille pour ne pas se cramer et apprendre vite à se servir au mieux de ce nouveau bateau dont on ne sait pas grand-chose.

Notre responsabilité est grande. Représenter de la plus belle des façons la Méditerranée, nos nombreux partenaires Made in Midi et maintenant les centaines de donateurs qui ont rempli en un temps record cette cagnotte qui nous permet de partir sereinement. From Le Havre with love. Ça y est, nous sommes à poste dans le bassin Paul Vatine. Le village ouvre à 14h et les préparatifs vont bon train. Ça ne chôme pas sur Made in Midi. La coque et les voiles sont stickées et le bateau a repris un peu des couleurs du Midi.

Idem plus bas dans la mécanique…. Les rdv médias ont également débuté et nos mésaventures entretiennent les gazettes locales et régionales. On se le demande…. Merci à tous! Il ne vous reste que quelques jours pour embarquer votre nom seulement! Au boulot! Nous voilà en Normandie pour deux semaines avant de prendre le départ de la Transat Jacques Vabre.

On attend les stickers et les logos de nos chers sponsors que nous allons afficher sur les voiles. On espère seulement que la météo, très normande depuis hier, nous permette de travailler en paix. Le Havre. Nous pensions qu'avec ce convoyage précoce, nous gagnerions du temps.

Eh bien raté!!! Si les conditions météo furent presque parfaites avec du vent soutenu et portant ainsi que le courant de marée favorable jusqu'au Cotentin ça s'est gâté ensuite : pluie, pétole, grains et courant dans le nez nous avons malheureusement subi quelques dégâts plus ou moins importants qui vont demander beaucoup d'énergie et de temps pour réparer. Il faut préciser que l'état de la mer au raz de Sein était épouvantable et que le grain au raz Blanchard était bref mais brutal.

Le bateau est bien, plutôt sain et semble rapide mais manque de préparation. Néanmoins, nous sommes arrivés au Havre ce midi, fatigués mais d'attaque pour remettre le bateau en état. Cap sur la Normandie. Il a fallu se lever tôt ce matin pour quitter Port la Forêt avant que la marée basse nous en empêche… C'est que les "bonnes" conditions pour faire les milles qui nous séparent du Havre ne vont pas durer et donc il ne faut pas trainer.

Après une 1ère journée d'hier, réconfortante, pour tester le bateau en navigation, il est temps de voir vraiment ce qu'il a dans le ventre! A priori, on devrait avoir du vent de Sud Ouest assez fort jusqu'au Cotentin.

Ensuite, c'est la pluie qui devrait être forte. On vous racontera ça. Belle journée à tous. Ça avance! Bonjour à tous, Les bricoles continuent. La météo semblait un peu forte hier pour une première sortie en mer. Nous restons prudents…. Du coup Achille et moi avons fait plus ample connaissance avec les systèmes du nouveau bateau.

Le fonctionnement des ballasts, des différents appareils électroniques et informatiques. Bon, ça nous aura pris la journée pour tout reconfigurer. Mais il reste encore du travail sur le standard C. Françoise et Brice nous rejoindront au Havre par la route. PS : Merci et bienvenue aux nouveaux donnateurs!!! Grâce à vous, la cagnotte grossit de jour en jour. Vous pouvez tous continuer à nous aider en partageant au maximum le lien Kiss Kiss Bank Bank et nos histoires au quotidien.

On compte sur vous!!! Heureusement le temps a été plus calme et le soleil a refait son apparition. Il reste du travail de ce côté-là. Achille et moi avons les yeux rivés sur la météo pour savoir quand nous pourrons naviguer pour tester voiles et gréement.

Une pluie continue nous a accompagnés toute la journée pour faire connaissance avec notre nouvelle embarcation. Inventaires, contraintes administratives, check général, mesures pour vérifier que tout ce que nous avions imaginé depuis le Sud est bien conforme.

Le bateau est à terre, ce qui permet de voir les dessous de la carène. Recouper les voiles? Utiliser celles de Jean? Donc refaire la déco? Et que l'été dure toujours. Une belle nuit pour conclure notre boucle sicilienne. Le sillage rectiligne dois-je préciser d'un cargo chargé de vin occitan, je suppose, étant donné le nom du bateau Wine Tanker!! La lune rousse vient de se lever. Quelques lumières de pêcheurs du dimanche donc au loin.

Le phare de Faraman par le travers. Moi, avec le casque sur la tête avec ma musique préférée entre les 2 oreilles, En Mi de Marianne Aya Omac, en l'occurrence.

Nous revoilà en Camargue. Encore quelques heures et nous arriverons au bercail, après un peu plus de 2 semaines de navigation qui sont passées bien vite. Le ciel ce soir est magique et on va commencer à regretter que le temps passe si vite. Fin aout déjà… ou à espérer que l'été restera encore un peu avec nous tout le mois de septembre Il était une fois un peu de vent à l'ouest.

La journée d'hier a été conforme à nos attentes. Le long de la cote Sarde, nous avons touché les effets thermiques et donc un peu de vent, ce qui nous a permis de passer les Bouches de Bonifacio quel spectacle!!! Puis de profiter d'un vent d'est improbable jusqu'au sunset.

Mon ami Alberto Spina nous a réservé la belle surprise de venir nous saluer avec son bateau et un équipage nombreux au sud des Lavezzi au moment d'un changement de voiles… Un autre équipage a connu lui quelques difficultés et a envoyé un MayDay sur les ondes VHF après avoir percuté un caillou et que son embarcation commençait à couler.

C'est que les cailloux, c'est pas ce qui manque dans ce coin-là Heureusement, l'eau est chaude et les secours sont arrivés rapidement.

La première partie de nuit a été plus laborieuse et Achille et moi avons apprécié le fait de n'être plus en course pour passer rapidement une large zone de transition agitée par un vilain clapot annonciateur du vent de Nordet. La nuit a dû être pénible pour tous les marins encore en course avec cette pétole et les voiles qui claquent violemment dans le clapot Cap sur Port Camargue que nous atteindrons demain dimanche.

Pas de regrets. Ben voila! Comme un cycliste a besoin de sa selle, un footballer d'un ballon ou un tennisman de sa raquette, il faut du vent pour faire de la voile Et sans vent, nous n'allons nulle part. Abandonner une course n'est jamais agréable mais la raison l'emporte. Les fichiers météo de ce matin confirment ceux d'hier.

Perdre poids rapidement course a pied

Du vent, il n'y en aura point jusqu'à Monaco. Ou alors de manière très aléatoire. Seuls les gros bateaux, plus rapides, devraient réussir à s'extirper de la pétole généralisée et rejoindre la principauté dans les temps. Quant aux autres? Nous avons donc logiquement pris la décision d'arrêter la course mais de continuer notre programme d'entrainement jusqu'à Port Camargue.

Nous tentons actuellement de rejoindre la Caletta a l'Est de la Sardaigne pour faire un peu de gasoil, ce qui devrait nous permettre de traverser la zone sans vent et de gagner l'ouest de la Corse, là où nous espérons trouver un peu de vent pour convoyer le bateau jusqu'à Port Camargue. On vous raconte la suite.

Le jour se lève sur une mer lisse. Autour de nous, on aperçoit quelques bateaux mais les écarts se sont créés depuis le départ et il est bien difficile de savoir si la nuit a été profitable ou pas. En tout cas, on ne s'est pas fait mal car le vent est resté faible depuis que nous avons quitté la Sicile.

Nous avons eu droit à un magnifique départ avec de la brise puis à une belle navigation entrecoupée d'un superbe sunset, des rencontres avec des tortues et dauphins solitaires et une demi-lune efficace pour éclairer notre spi.

Les prochaines 24h s'annoncent mollassonnes…. Benvenuti a Palermo, Villa Igiea! Place au grand vide sidéral. Les formalités administratives sont accomplies.

Ne reste plus qu'Achille qui me rejoint lundi. Départ de la Palermo - Montecarlo mercredi 21 à midi avec peu de vent prévu. Golfo di Orosei. Petit stop cette nuit à Arbatax pour anéantir une mutinerie à bord manque incompressible de pizzas avant de traverser vers la Sicilia. Corsica suite Nous avons retrouvé nos amis Jules et Valérie à bord de leur Anakena.

Nos routes vont se séparer. Eux restent sur la Corse tandis que nous ferons route vers la Sardaigne, toute proche. Nous avions prévu de partir aujourd'hui de Port Camargue pour notre petit convoyage croisière vers la Sicile d'où Made in Midi prendra le départ, comme l'an passé, de la Palermo Monaco mais la météo favorable nous a incité à précipiter ce départ hier soir. Nous sommes passés très au large des Calanques et des îles d'Hyères et avons rapidement retrouvé nos dauphins préférés. Si nous avions attendu, nous aurions subi une pétole tenace et fait route au moteur.

Nous, c'est la famille : Francoise, Lillie et Mathieu, son petit copain et moi-même. Nous avons équipé le bateau pour l'occasion, quelques matelas de la plage perduele Kayak gonflable, quelques rapalas pour la pêche, un taud de soleil, masques et palmes et de quoi se nourrir pendant 10 jours.

Giraglia Express. Bonjour à tou te s Quel bord de spi!!! Joli spectacle en baie de Saint-Tropez pour le départ de la Grande course, bateaux sous spi c'est beau à voir. Pas forcément facile à vivre Ensuite nous avons envoyé le spi médium pour ne l'affaler qu'à la Giraglia.

Ces conditions de vent étaient parfaites et notre Class40 a enfin pu démontrer toutes ses qualités. Malheureusement le vent a vite molli et les plus gros bateaux avec qui nous jouions ont repris le dessus. Nous avons passé le rocher vers 1h du mat et à 7h, il ne nous reste que 40 milles à parcourir mais ce seront sans doute les plus difficiles car la pétole est annoncée.

La journée risque d'être longue sous le soleil A 8h ce matin, Made in Midi est 6ème dans sa catégorie, à 35 milles de l'arrivée devant Monaco. A suivre via le tracking de la course, cliquez ici.

Retour au bercail. Les conditions de vent ont été parfaites avec du soleil. Mais la concurrence était trop forte pour notre petit Class40 et nous n'avons pu rivaliser avec des bateaux beaucoup plus gros et donc plus rapides que nous. Malgré tout nous avons démontré tout le potentiel du bateau dès que le vent était plus fort Cette nuit, nous ramenons le bateau à Port Camargue pour préparer la Giraglia qui débute le weekend prochain.

Il nous faudra faire le convoyage dans l'autre sens, milles. Quand on aime on ne compte pas Bravo à Jonathan Chodkiewiz qui termine une fois de plus sur le podium de la Mini Med, qualif pour la Mini Transat en poche. Et pensée émue pour Achille Nebout qui attaque sa première étape du Figaro et par sa face Nord, l'étape du Fastnet Mais il a fini par faire une timide apparition, ce qui nous a permis de courir 3 belles manches de type banane. Nous avons pris 3 jolis départs mais avons beaucoup souffert en termes de vitesse au louvoyage face à de très jolis bateaux plus longs que nous et surtout caries medical term definition par des équipages très affutés.

Porquerolles nous voilà La tramontane nous a poussés toute la nuit à grande vitesse et nous arrivons déjà à destination. La journée sera bien courte pour finaliser les inscriptions et préparer toutes les voiles pour les courses qui débuteront demain jeudi. After the Rhum Back to Home. Bientôt un an que Made in Midi navigue quasi tous les jours pour cette campagne "Route du Rhum", 15 milles parcourus, dont 2 transatlantiques en course, des podiums, du vent, parfois beaucoup trop, parfois pas assez, des jours et des nuits passés à surveiller, barrer, réfléchir, régler, barrer, pester, sourire, résister au sommeil, manger un lyophilisé cramponné aux mains courantes, sortir des fichiers météo et envoyer des messages pour partager l'aventure avec vous tous.

Nous voilà donc de retour dans le golfe du Lion, et bientôt Port Camargue. Les routages nous donnent vers midi à l'entrée du port L'arrêt au stand sera le bienvenu, pour le bateau, comme pour le bonhomme même si on peut constater que les 2 ont plutôt bien résisté à ce traitement particulier. Le programme des prochaines semaines va consister à sortir le bateau de l'eau pour un check-up complet, le démâter et puis trouver de nouveaux partenaires pour boucler le budget toujours chancelant de la saison Merci à tous d'être toujours plus nombreux à suivre mes péripéties.

Après une séquence "pétole" un peu longuette dans la journée d'hier, le vent est revenu de la droite, juste assez fort et régulier pour nous permettre de advantages and disadvantages of botox une nuit très agréable, le bateau bien calé dans la bonne direction, celle des îles Baléares que nous allons traverser aujourd'hui.

Nous saluerons ensuite Maigrir la roche sur yon ka, ma préférée et de loinen la laissant, celle-ci, à l'Est Le temps de nous rappeler, Eric et moi, nos souvenirs d'adolescents lorsque nous découvrions pour la première fois ces îles, mais aussi les joies de la croisière, et de la liberté.

Nous avions 15 ans et la chance incroyable que nos parents nous aient laissés partir seuls sur un "gros" bateau de 9m, le Super Arlequin nommé "Cosinus". On ne sait pas qui des parents ou des gamins que nous étions étaient les plus insouciants? Les prévisions météo sont favorables pour la suite avec du vent toujours portant jusqu'à Port Camargue où nous devrions arriver mercredi matin.

Seule ombre au tableau, la visibilité devrait être réduite en arrivant à la maison avec le vent d'Est promis. La nouvelle lune a fait une courte apparition en début de nuit et a laissé la place à un ciel limpide et étoilé Nous avons optionné La route la plus rapide n'étant pas forcément la plus courte, nous avons donc poussé un peu dans l'est pas toujours intentionnellement Du coup on avance plutôt plus vite que prévu mais on a fait un petit détour en Algérie à 20 milles au sud.

La journée s'annonce peu ventée et on va devoir utiliser le moteur pour remonter vers les Baléares. Le nouvel équipage se porte et se comporte à merveille. Il faut dire que le temps est radieux et cela fait bien longtemps que l'on avait eu aussi chaud. Ça sent l'été New crew. Ma première contrariété du matin : impossible de taper une lettre sur le clavier sans que l'ordi m'en tape une série interminableeeeeeeeeeeeeeeeeeee!!!!

C'est réparé. Nous sommes repartis à minuit de Fuengirola, la marina qui nous a finalement accepté pour passer la nuit, enfin en partie. Notre premier arrêt à Benalmadena a été infructueux et pire, il aurait pu être définitif. Les cartes montraient 7 mètres d'eau à l'entrée du port mais en réalité le port s'ensable et il ne restait que 2m50 donc pas assez pour laisser passer notre quille qui a besoin de 3m Heureusement, la marée était haute ce qui nous a permis de passer malgré tout en touchant mais le préposé à l'accueil nous a clairement indiqué qu'ils n'acceptaient aucun bateau à fort tirant d'eau Il fallait donc ressortir alors que la marée commençait à descendre.

Je ne vous fais pas de dessin! Donc Fuengirola, qui ne mérite pas qu'on le décrive longuement sauf que ça devait être super il y a 50 ans!!!!

Nous avons pu s'approvisionner en fruits frais, nettoyer bateau et équipage et boire quelques bières en attendant les nouveaux venus qui se sont faits un peu attendre Les deux nouveaux découvrent la couleur des ficelles et le maniement de Made in Midi, mais de jour, ce devrait être plus facile pour eux.

Nous sommes passés juste à côté de l'île d'Alboran et nous espérons garder ces belles conditions quelques heures encore avant que la pétole ne s'installe durablement Nous revoilà en Med. Après quelques mois d'infidélité, nous revoilà donc en Med. Et depuis les choses se sont un peu dégradées. Il pleut et le vent s'est mis dans l'axe de notre route. La Med aurait elle décidé de nous faire payer notre petit tour aux Antilles? En effet, Hervé et Patrice quittent Made in Midi et ils seront remplacés mais oui ils le sont par Sophie avec qui je travaille sur un joli projet dont on vous parlera bientôt, et Eric, un copain d'enfance qui n'a pas dû naviguer depuis 30 ans… Pour se faire, nous allons nous arrêter dans une marina qui n'est pas choisie encore à proximité de l'aéroport.

Mais nous n'y serons que dans l'après-midi au vu des dernières contrariétés météorologiques Bonjour à tou te s Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Aujourd'hui, c'est mer d'huile au large de Faro en attendant un peu de vent de sud qui nous permettrait de nous rapprocher de Gibraltar. Le timing n'est pas si mauvais car, à Gibraltar, il souffle depuis 2 jours un fort Levante nous empêchant tout passage du détroit et aujourd'hui les conditions devraient s'améliorer pour nous laisser passer confortablement.

Enfin si le vent se lève!!! Ce calme relatif est le bienvenu et permet à l'ensemble de l'équipage de dormir un peu après cette descente express du Portugal. On a aussi un peu de travail de voilerie pour réparer un gros accroc dans le spi médium.

Coup de pied aux fesses. La nuit a été rock and roll. Le vent s'est considérablement renforcé depuis le cap Finisterre et nous n'avons fait que réduire la surface des voiles pour finir en string!

On s'est mis en mode convoyage avec 2 ris trinquette en ciseau pour se mettre dans l'axe des vagues, très abruptes. Mais pas de bobos Ce matin ça a un peu molli et nous avons commencé à rhabiller Made in Midi Sortie du golfe éclair. Notre petite balade dans le golfe de Gascogne se passe à merveille. Nous l'avons connu moins sympa mais là, c'est plutôt pas mal : vent d'est, grand spi, ciel limpide, température en hausse et dauphins joueurs Cette nuit, malheureusement, nous sommes entrés dans une zone de transition et nous devons nous aider du moteur pour gagner dans l'ouest et récupérer le vent de Nord qui devrait nous permettre d'aller jusqu'au sud du Portugal à grandes enjambées.

On profite donc des conditions actuelles pour bien se reposer avant le rodéo qui s'annonce Nous approchons de la Galice et bientôt nous mettrons le clignotant à gauche, plein sud. On a appris les exploits de nos 2 protégés, Jonathan, 3ème en Mini pour sa dernière course en Italie et surtout la victoire d'Achille sur sa 1ère course en Solitaire en Figaro, devant toutes les stars de course au large!!!

Ils devaient être verts à Port laf!!! Et hop me voilà de nouveau au large 15 jours à peine après l'arrivée du Défi Atlantique, Made in Midi est de nouveau en mer. Direction la Med Nous sommes 3 à bord, Hervé, qui n'a pas navigué sur le bateau depuis quelque temps, appliqué qu'il était à sa reproduction Patrice, monsieur Bepeho, à qui l'on doit notre système vidéo et nostalgique d'un convoyage du regretté 60' du dernier Vendée Globe et ma pomme.

Puis plus rien. Le golfe de Gascogne se montre coopératif et c'est sous grand spi que nous allons le traverser. La nuit est paisible. Le ciel étoilé et la mer lisse. L'équipage prend ses marques. Et les quarts s'organisent A suivre. Nous sommes au louvoyage. Ça devient une habitude sur ce Défi Atlantique que de finir les étapes au près. Nous sommes toujours avec Aïna qui nous sert de guide, faute d'infos météo. On subit les changements de vent.

Mais on s'accroche aux basques des Rochelais en se disant qu'ils savent où ils vont?!? La nuit a été fraiche mais calme. Nous sommes passés tout près de l'endroit ou gît désormais le "Grande America", un bateau de surveillance était à proximité et on a traversé quelques zones qui sentaient fortement le gasoil… On pense arriver la nuit prochaine et le bateau commence à donner des signes de fatigue.

L'arrêt au stand s'impose. Ciel étoilé. On a retrouvé un beau ciel limpide en approchant la Galice. La lune a pris de l'embonpoint.

Nous avons également retrouvé Aïna qui est sous le vent. C'est tant mieux car sans météo, on est un peu dans le brouillard côté stratégie.

Il fait froid cette nuit et heureusement qu'on a le duvet magique pour se réchauffer entre deux quarts. Le vent refuse régulièrement mais reste suffisamment puissant pour nous faire avancer vers la Bretagne.

On reviendra vers La Rochelle plus tard Plus de connexion fleet. Il y a un message d'erreur bizarre. Merci de transmettre au PC course. Nous avons passé la nuit avec les feux d'Aïna dans notre tableau arrière. Ce matin, on ne les voyait plus, preuve qu'on a bien avancé sous spi. On a changé de voile ce matin.